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<Abstract>

A l'origine de ce livre, un paradoxe: l'action outillée a été beaucoup plus étudiée chez l'animal, où elle est l'exception, que chez l'homme, où elle est la règle. Or c'est en faisant de cette action le modèle d'ensemble de ses activités matérielles que l'espèce humaine s'est constituée en tant que telle.

Dans le monde animal, l'action, même outillée, ne fait intervenir que des mécanismes corporels innés, qui doivent certes être ajustés et perfectionnés par apprentissage, mais dont la mise en oeuvre reste largement automatique. Chez l'homme, au contraire, l'intervention de l'outil dans l'action implique un partage de l'attention inédit entre fins et moyens. Comment les aptitudes mentales nécessaires ont-elles pu se développer ? Et si ce partage de l'attention était à l'origine de la conscience d'un réel ayant une existence indépendante, et par suite de la conscience de soi ?

Ainsi, ce ne serait pas l'homme qui fait l'outil, mais bien plutôt l'outil qui fait l'homme ...

</Abstract>

<Sommaire>

<Chapitre 1>Homo Faber</Chapitre 1>

<Chapitre 2>L'action technique est toujours outillée. L'exemple des mouvements de la main</Chapitre 2>

<Chapitre 3>Partage de l'attention et plaisir de la réussite</Chapitre 3>

</Sommaire>

<Auteur>

François Sigaut

Anthropologue des techniques, François Sigaut est directeur d'études à l'EHESS.

Web: http://crh.ehess.fr/index.php?451

</Auteur>

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