Frédérique de Lambert, Les mondialisations, les dessous d’un monde pluriel, ellipses

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Une approche pluridisciplinaire: histoire, géographie, économie, géopolitique, développement durable, culture …

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<Auteur>

Frédérique de Lambert est agrégée d’histoire-géographie et professeur en classes préparatoires ECS à l’externat Sainte Marie à Lyon.

Christian Grataloup est géographe, professeur à l’université Paris VII, et spécialiste de géohistoire et de l’histoire de la mondialisation.

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Un commentaire concernant “Frédérique de Lambert, Les mondialisations, les dessous d’un monde pluriel, ellipses

  1. Commentaire général

    Les auteurs abordent dans la première partie du livre l’histoire des premières mondialisations et les comparent à l’actuelle transformation du paysage international en abordant des sujets comme l’économie ou les relations internationales. L’information est fournie, couvrant un éventail très large de sujets, parfois avec une grande précision. Néanmoins on remarquera que le point de vue analytique est délaissé au profit d’explications parfois simplistes. On illustrera par l’association des grands acteurs gouvernementaux dans les relations internationales à des individus, sujet qui peut provoquer la confusion entre l’organisation et l’individu ou le chef. L’importance de la remarque réside dans le fait que c’est la construction de nouvelles organisations, comme les firmes réseaux et les ONG au détriment d’organisations existantes et gouvernementales qui caractérise cette nouvelle mondialisation. Selon notre opinion l’économie des organisations (Claude Ménard, L’économie des organisations) doit aujourd’hui consolider l’approche économique théorique justifiant le libéralisme. On ajoutera que l’enthousiasme des auteurs pour les ONG ainsi que l’explication de la privatisation des armées, justifiant la création d’organisations dont la puissance peut rivaliser avec celle des Etats, ne saurait occulter le fait que c’est l’Etat, son infrastructure et son organisation qui sont les mieux armés pour éviter des dérives liées à l’usurpation du pouvoir et à la corruption.

    Les fiches de l’ouvrage se terminent par l’étude de phénomènes liés à la mondialisation financière, comme l’économie souterraine des mafias ou de la piraterie maritime, mais n’aborde pas le sujet de l’informatisation des échanges financiers, élément sous-jacent à l’internationalisation des patrimoines, et à son corollaire la perte de souveraineté économique. On illustrera par la récente fusion-acquisition de l’opérateur boursier Euronext-NYSE par le prestataire ICE, prolongement de la fusion entre un opérateur boursier européen (Euronext) et un opérateur boursier américain (NYSE). La structure des marchés financiers et l’organisation financière qui est responsable de la récente mondialisation et de la crise de 2008 n’est pas abordée. On remarquera également que l’on pourrait contenir la crise économique de 2008-2009 aux relations Américano-européennes et moyen orientales en excluant l’Asie.

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