Le livre tibétain de la vie et de la mort, Sogyal Rinpoché, Livre de poche

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<Abstract>

Dans cet ouvrage, Sogyal Rinpoché concilie l’ancienne sagesse du Tibet et la recherche contemporaine sur la mort et les mourrants, sur la nature de l’esprit et de l’univers. Il présente de façon claire la vision de la vie et de la mort telle que nous la propose la tradition tibétaine. Il explique notamment ce que sont les « bardos », ces états de conscience après la mort qui ont tant fasciné les artistes, les médecins et les philosophes occidentaux, depuis la publication, en 1927, du Bardo Thödol (le livre des morts tibétain). Ce livre est aussi une introduction à la pratique de la méditation, ainsi qu’aux notions de renaissance et de karma. Le livre tibétain de la vie et de la mort n’est pas seulement un chef d’oeuvre spirituel, c’est un manuel, un guide, un ouvrage de référence et une source d’inspiration sacrée.

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<Sommaire>

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<Auteur>

Sogyal Rinpoché

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Un commentaire concernant “Le livre tibétain de la vie et de la mort, Sogyal Rinpoché, Livre de poche

  1. Réflexion et changement

    Il existe, naturellement différentes sortes de paresse: il y a la paresse à l’orientale et la paresse à l’occidentale. La paresse à l’orientale est pratiquée à la perfection en Inde. Elle consiste à flaner au soleil toute la journée, sans rien faire, à éviter toute forme de travail et toute activité utile, à écouter de la musique de film hindie à la radio et àdiscuter avec des amis tout en buvant force tasses de thé. La paresse à l’occidentale est tout à fait différente: elle consiste à remplir sa vie d’activités fébriles si bien qu’il ne reste plus de temps pour affronter les vraies questions.

    (…) Et tout ce que ce samsara nous offre à boire, c’est un verre d’eau salée, destiné à nous assoiffer davantage encore !

    Sachant cela, ne devrions-nous pas écouter ces paroles de Gyalsé Rinpoché:

    Faire des projets d’avenir, c’est comme aller pêcher dans le lit sec d’un torrent; rien n’arrive jamais comme on le souhaite, aussi abandonnez tous vos projets et ambitions. S’il vous faut penser à quelque chose, Que ce soit à l’incertitude de l’heure de votre mort.

    (…) Dans le bouddhisme, c’est précisément ce dont il s’agit lorsqu’on parle de discipline. En tibétain, discipline se dit tsul trim. Tsul signifie « approprié » ou « juste » et trim « règle » ou « voie ». Ainsi la discipline consiste-t-elle à faire ce qui est juste ou approprié. Cela équivaut, dans cet âge d’extrême complexité, à simplifier notre vie. La paix de l’esprit en découlera. Vous aurez plus de temps à consacrer aux réalités spirituelles et la connaissance que seule la vérité spirituelle peut apporter, ce qui pourra vous aider à affronter la mort.

    Le but d’une réflexion sur la mort est de susciter un changement réel au plus profond de votre coeur, d’apprendre à éviter le trou dans le trottoir » et « emprunter une autre rue ». Cela exigera souvent une période de retraite et de contemplation profonde, qui seule pourra vous aider à ouvrir vraiment les yeux sur ce que vous faites de votre vie.

    (…)
    La contemplation de la mort fera naître en vous une compréhension plus profonde de ce que nous appelons le « renoncement », en tibétain ngé jung. Ngé signifie « vraiment » ou définitivement et jung, « sortir de », émerger » ou « naître ». Par une réflexion fréquente et approfondie sur la mort, vous vous apercevrez que vous « émergez » de vos schémas habituels, souvent avec un sentiment de dégoût.

    (…)
    Nous n’aurions aucune chance d’apprendre à connaître la mort si elle ne se produisait qu’une seule fois mais, heureusement, la vie n’est rien d’autre qu’une danse ininterrompue de naissances et de morts, une danse du changement.

    Accepter la mort
    L’histoire de Krisha Gotami illustre ce que nous avons souvent l’occasion d’observer: lorsque nous voyons la mort de près, s’offre alors à nous la possibilité d’un éveil véritable, d’une transformation complète de notre approche de la vie.
    Prenez, par exemple, le cas de l’expérience de « proximité de la mort ». Une de ses révélation majeures est peut être à quel point elle bouleverse l’existence de ceux qui l’ont vécue. Les chercheurs ont noté un éventail saisissant de répercussions et de changements : une plus grande acceptation de la mort et une diminution de la peur qu’elle inspire, un souci accru d’aider les autres, une vue plus lucide de l’importance de l’amour, un intérêt moindre pour la poursuite des biens matériels, une foi grandissante dans une dimension spirituelle et dans le sens sacré de la vie et, bien sûr, un esprit plus ouvert à la croyance en une « après vie ».

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