Amipa Rinpoché, commentaires sur les trente-sept exercices des bodhisattvas

by admin76 | avril 18, 2015 12:07

Print this entry | Print this page


<Abstract>

Haut lama tibétain de l’école Sakya, Kenchen Sherab G. Amipa Rinpoché est abbé supérieur des neufs centres Sakya d’Europe, qu’il a lui-même fondés. Sous la forme d’un enseignement, il nous livre ici ses commentaires sur un texte poétique tibétain de Thogmet Zangpo écrit au XIV siècle. La pratique de ces exercices des bodhisattvas doit permettre de nous libérer de l’attachement et de l’ignorance, sources de nos souffrances.

</Abstract>

 

Print this entry | Print this page


Peter Harvey, Le bouddhisme, seuil sagesses

by admin76 | août 14, 2013 7:26

Print this entry | Print this page


<Abstract>

Ce livre donne une présentation vaste, panoramique de la tradition bouddhique telle qu’elle s’est développée dans trois grandes régions culturelles de l’Asie et telle qu’elle pénètre aujourd’hui en occident. C’est un ouvrage de référence indispensable pour tous ceux qui recherchent une vision globale du bouddhisme. Les découvertes doctrinales retrouvent leur inscription dans l’histoire humaine, la pratique de l’éveil redevient une épopée intellectuelle et éthique. A la différence des nombreux autres livres, il n’explore pas seulement les enseignements, mais montre comment le bouddhisme fonctionne en tant qu’ensemble de pratiques.

L’exposé savant, clair, élégant de Peter Harvey ouvre le lecteur à la compréhension de l’héritage culturel du bouddhisme.

</Abstract>

<Sommaire>

<Chapitre 1>Le Bouddha et son contexte indien</Chapitre 1>

<Chapitre 2>Enseignements bouddhiques primitifs: renaissance et karma</Chapitre 2>

<Chapitre 3>Enseignements bouddhiques primitifs</Chapitre 3>

<Chapitre 4>Les premiers développements du bouddhisme</Chapitre 4>

<Chapitre 5>LA philosophie du Mahayana</Chapitre 5>

<Chapitre 6>Les saints êtres du Mahayana</Chapitre 6>

<Chapitre 7>Histoire ultérieure et expansion du bouddhisme</Chapitre 7>

<Chapitre 8>Pratique bouddhique: la dévotion</Chapitre 8>

<Chapitre 9>Pratique bouddhique : l’éthique</Chapitre 9>

<Chapitre 10>Pratique bouddhique: la Sangha</Chapitre 10>

<Chapitre 11>Pratique bouddhique: la méditation et le développement de la sagesse</Chapitre 11>

<Chapitre 12>Histoire moderne du bouddhisme en Asie</Chapitre 12>

<Chapitre 13>Le bouddhisme hors de l’Asie</Chapitre 13>

</Sommaire>

<Auteur>

Peter Harvey enseigne à l’université de Sunderland Polytechnic (département bouddhisme), prés de Newscastle-upon-Tyne. Il est membre de la Pali Text Society, de l’international Association of Buddhist Studies et de la Samatha Trust.

</Auteur>

 

Print this entry | Print this page


Henri Brunel, Conte du chat maître zen, points

by admin76 | août 13, 2013 9:47

Print this entry | Print this page


<Abstract>

Grand adepte du Bouddhisme, Henri Brunel a beaucoup appris en observant « tous les chats » qui peuplèrent sa vie. Koyabashi et Taneda, les deux matous de cette fable, sont partis en voyage vers un lointain monastère. Guidés par les quatre nobles vérités, ils méditent et progressent dans la voie du zen. Peu importe la destination, ce qu’ils apprennent en route les fait grandir.

</Abstract>

<Sommaire>

<Chapitre 1>La quête spirituelle de Koyabashi</Chapitre 1>

<Chapitre 2>Les quatre nobles vérités</Chapitre 2>

<Chapitre 3>Le noble sentier octuple</Chapitre 3>

<Chapitre 4>Les six perfections</Chapitre 4>

</Sommaire>

<Auteur>

Henri Brunel. Ancien proviseur de lycée, Henri Brunel a été professeur de yoga pendant plus de trente ans. Il est notamment l’auteur des Plus Beaux Contes zen, de Restez zen.

</Auteur>

Print this entry | Print this page


Bruce Lee, pensées percutantes, Budo Editions

by admin76 | août 13, 2013 7:14

Print this entry | Print this page

<Abstract>

Bruce Lee est bien connu pour les films de Kung Fu dont il fut la vedette et qui soulevèrent à l’époque l’enthousiasme et l’admiration des jeunes générations et des interrogations amusées de ceux qui avaient plus d’expérience et de maturité dans le domaine des arts martiaux.

Cet homme hors du commun a depuis gagné ses lettres de noblesse et sa valeur n’est désormais plus contestée, de solides ouvrages de référence venant à l’appui.

</Abstract>

<Sommaire>

<Partie 1>Des principes fondamentaux</Partie 1>

<Partie 2>A propos de l’être humain</Partie 2>

<Partie 3>A propos des questions existentielles</Partie 3>

<Partie 4>Sur la réalisation des objectifs</Partie 4>

<Partie 5>Sur l’art et sur les artistes</Partie 5>

<Partie 6>De la libération individuelle</Partie 6>

<Partie 7>L’être en devenir</Partie 7>

<Partie 8>De l’objectif dernier ou des principes finaux</Partie 8>

</Sommaire>

<Auteur>

Bruce Lee

wikipedia fr: http://fr.wikipedia.org/wiki/Bruce_Lee

wikipedia en: http://en.wikipedia.org/wiki/Bruce_Lee

web: http://www.brucelee.com/

</Auteur>

Print this entry | Print this page


La sagesse asiatique, Editions esi

by admin76 | août 13, 2013 7:02

Print this entry | Print this page

<Abstract>

Les secrets de la sagesse résident souvent dans quelques petits mots. Retrouvez ici les proverbes de l’Asie éternelle ainsi que les maximes des plus grands penseurs, de Lao Tseu à Gandhi. Ces sentences, souvent imagées, parfois drôles, nourriront à coup sûr votre réflexion et vous aideront, qui sait, à trouver le chemin du bonheur.

</Abstract>

<Sommaire>

<Chapitre 1>Bouddha</Chapitre 1>

<Chapitre 2>Confucius</Chapitre 2>

<Chapitre 3>Gandhi</Chapitre 3>

<Chapitre 4>Issa Kobayashi</Chapitre 4>

<Chapitre 5>Lao Tseu</Chapitre 5>

<Chapitre 6>Rabindranath Tagore</Chapitre 6>

<Chapitre 7>Proverbes birmans</Chapitre 7>

<Chapitre 8>Proverbes cambodgiens</Chapitre 8>

<Chapitre 9>Proverbes chinois</Chapitre 9>

<Chapitre 10>Proverbes coréens</Chapitre 10>

<Chapitre 11>Proverbes indiens</Chapitre 11>

<Chapitre 12>Proverbes indonésiens</Chapitre 12>

<Chapitre 13>Proverbes iraniens</Chapitre 13>

<Chapitre 14>Proverbes japonais</Chapitre 14>

<Chapitre 15>Proverbes laotiens</Chapitre 15>

<Chapitre 16>Proverbes malaisiens</Chapitre 16>

<Chapitre 17>Proverbes mongols</Chapitre 17>

<Chapitre 18>Proverbes thailandais</Chapitre 18>

<Chapitre 19>Proverbes tibétains</Chapitre 19>

<Chapitre 20>Proverbes vietnamiens</Chapitre 20>

</Sommaire>

 

Print this entry | Print this page


Le stratagème de la ville vide

by admin76 | août 12, 2013 9:31

Print this entry | Print this page

Rien dans les mains,

rien dans les poches

ruse des mauvais jours,

ruse des ruses.

Le Yijing dit: « A la frontière entre force et faiblesse »

Print this entry | Print this page


L’ornement

by admin76 | août 12, 2013 9:21

Print this entry | Print this page

Prendre les démons pour des démons, voilà le danger.

Les savoir vains, voilà le chemin.

Les comprendre « tels qu’ils sont », voilà la délivrance.

Les connaitre comme père et mère, voilà leur fin.

Les admettre comme créations de l’esprit

Et ils se changent en ornements.

Ces usages ainsi connus, le Tout est libéré.

Milarepa

Print this entry | Print this page


Le livre tibétain de la vie et de la mort, Sogyal Rinpoché, Livre de poche

by admin76 | juin 18, 2011 5:41

Print this entry | Print this page

<Abstract>

Dans cet ouvrage, Sogyal Rinpoché concilie l’ancienne sagesse du Tibet et la recherche contemporaine sur la mort et les mourrants, sur la nature de l’esprit et de l’univers. Il présente de façon claire la vision de la vie et de la mort telle que nous la propose la tradition tibétaine. Il explique notamment ce que sont les « bardos », ces états de conscience après la mort qui ont tant fasciné les artistes, les médecins et les philosophes occidentaux, depuis la publication, en 1927, du Bardo Thödol (le livre des morts tibétain). Ce livre est aussi une introduction à la pratique de la méditation, ainsi qu’aux notions de renaissance et de karma. Le livre tibétain de la vie et de la mort n’est pas seulement un chef d’oeuvre spirituel, c’est un manuel, un guide, un ouvrage de référence et une source d’inspiration sacrée.

</Abstract>

<Sommaire>

</Sommaire>

<Auteur>

Sogyal Rinpoché

</Auteur>

Print this entry | Print this page

One Comment

Réflexion et changement

Il existe, naturellement différentes sortes de paresse: il y a la paresse à l’orientale et la paresse à l’occidentale. La paresse à l’orientale est pratiquée à la perfection en Inde. Elle consiste à flaner au soleil toute la journée, sans rien faire, à éviter toute forme de travail et toute activité utile, à écouter de la musique de film hindie à la radio et àdiscuter avec des amis tout en buvant force tasses de thé. La paresse à l’occidentale est tout à fait différente: elle consiste à remplir sa vie d’activités fébriles si bien qu’il ne reste plus de temps pour affronter les vraies questions.

(…) Et tout ce que ce samsara nous offre à boire, c’est un verre d’eau salée, destiné à nous assoiffer davantage encore !

Sachant cela, ne devrions-nous pas écouter ces paroles de Gyalsé Rinpoché:

Faire des projets d’avenir, c’est comme aller pêcher dans le lit sec d’un torrent; rien n’arrive jamais comme on le souhaite, aussi abandonnez tous vos projets et ambitions. S’il vous faut penser à quelque chose, Que ce soit à l’incertitude de l’heure de votre mort.

(…) Dans le bouddhisme, c’est précisément ce dont il s’agit lorsqu’on parle de discipline. En tibétain, discipline se dit tsul trim. Tsul signifie « approprié » ou « juste » et trim « règle » ou « voie ». Ainsi la discipline consiste-t-elle à faire ce qui est juste ou approprié. Cela équivaut, dans cet âge d’extrême complexité, à simplifier notre vie. La paix de l’esprit en découlera. Vous aurez plus de temps à consacrer aux réalités spirituelles et la connaissance que seule la vérité spirituelle peut apporter, ce qui pourra vous aider à affronter la mort.

Le but d’une réflexion sur la mort est de susciter un changement réel au plus profond de votre coeur, d’apprendre à éviter le trou dans le trottoir » et « emprunter une autre rue ». Cela exigera souvent une période de retraite et de contemplation profonde, qui seule pourra vous aider à ouvrir vraiment les yeux sur ce que vous faites de votre vie.

(…)
La contemplation de la mort fera naître en vous une compréhension plus profonde de ce que nous appelons le « renoncement », en tibétain ngé jung. Ngé signifie « vraiment » ou définitivement et jung, « sortir de », émerger » ou « naître ». Par une réflexion fréquente et approfondie sur la mort, vous vous apercevrez que vous « émergez » de vos schémas habituels, souvent avec un sentiment de dégoût.

(…)
Nous n’aurions aucune chance d’apprendre à connaître la mort si elle ne se produisait qu’une seule fois mais, heureusement, la vie n’est rien d’autre qu’une danse ininterrompue de naissances et de morts, une danse du changement.

Accepter la mort
L’histoire de Krisha Gotami illustre ce que nous avons souvent l’occasion d’observer: lorsque nous voyons la mort de près, s’offre alors à nous la possibilité d’un éveil véritable, d’une transformation complète de notre approche de la vie.
Prenez, par exemple, le cas de l’expérience de « proximité de la mort ». Une de ses révélation majeures est peut être à quel point elle bouleverse l’existence de ceux qui l’ont vécue. Les chercheurs ont noté un éventail saisissant de répercussions et de changements : une plus grande acceptation de la mort et une diminution de la peur qu’elle inspire, un souci accru d’aider les autres, une vue plus lucide de l’importance de l’amour, un intérêt moindre pour la poursuite des biens matériels, une foi grandissante dans une dimension spirituelle et dans le sens sacré de la vie et, bien sûr, un esprit plus ouvert à la croyance en une « après vie ».

Jacques Brengues, La Franc-Maçonnerie du bois, Editions Véga

by admin76 | juin 9, 2011 10:33

Print this entry | Print this page

<Abstract>
Si la forêt se meurt, c’est qu’est mort le respect de l’arbre, symbole de vie devenue si fragile sous les blessures d’avides tronçonneuses. Il y eut autrefois des forestiers qui recevaient une initiation rituelle originale par laquelle leur était appris l’amour du patrimoine séculaire constitué par nos forêts. Ces bûcherons d’antan formaient une société secrète que Jacques Brengues appelle « La franc-maçonnerie du bois » par opposition à celle de la pierre.
</Abstract>

<Sommaire>

<Introduction>

<Avant-propos/>

<Chapitre 1>Symbolisme du bois, de l’arbre et de la foret</Chapitre 1>

<Chapitre 2>Les constructeurs</Chapitre 2>

<Chapitre 3>Les forestiers</Chapitre 3>

<Chapitre 4>Les rituels</Chapitre 4>

<Chapitre 5>Pour une véritable forêt de l’an 2000</Chapitre 5>

</Sommaire>
<Auteur>

Jacques Brengues, Docteur ès Lettres, Professeur à L’université de Haute-Bretagne, Rennes 2
</Auteur>

Print this entry | Print this page


Shamar Rinpoche, Lo Djong, la voie vers l’éveil, Rabsel

by admin76 | juin 9, 2011 9:48

Print this entry | Print this page

<Abstract>
Texte essentiel du bouddhisme mahayana, le lodjong, ou entraînement de l’esprit en sept points, est un très ancien recueil de préceptes permettant de transformer toute situation ordinaire, heureuse ou malheureuse, en une opportunité d’ouverture et d’évolution intérieure.
</Abstract>

<Sommaire>
<Introduction> Les enseignements du Bouddha</Introduction>

<Chapitre 1>Texte racine</Chapitre 1>

<Chapitre 2>Hommage à l’être de grande compassion</Chapitre 2>

<Chapitre 3>Apprendre les préliminaires</Chapitre 3>

<Chapitre 4>L’entraînement aux deux Bodhicittas</Chapitre 4>

<Chapitre 5>La transformation de l’adversité en chemin d’éveil</Chapitre 5>

<Chapitre 6>La mise en application</Chapitre 6>

<Chapitre 7>De l’entraînement de l’esprit en cette vie</Chapitre 7>

<Chapitre 8>L’évaluation de l’entraînement de l’esprit</Chapitre 8>

<Chapitre 9>Les conseils pour l’entrainement de l’esprit</Chapitre 9>

<Conclusion/>

<Dernières remarques/>

</Sommaire>

<Auteur>

Oeuvrant depuis plus de trente ans à la diffusion des enseignements du Bouddha à travers le monde, Shamar Rinpoché, dont le nom signifie détenteur de la coiffe rouge, a été l’un des principaux disciple de Sa Sainteté le Seizième Karmapa. Durant de nombreuses années, il a enseigné dans les centres karma kagyu fondés par le seizième Karmapa, Chögyam Trungpa et Kalou Rinpoché. A partir de 2001, il a créé en Asie, Europe et Amérique du Nord, les Bodhi Path, centres rimé (non sectaires) où la principale pratique enseignée est celle du lodjong, ou entrainement de l’esprit en sept points. Shamar Rinpoché est également l’auteur du livre Les deux visages de l’esprit.

</Auteur>

Print this entry | Print this page

5 Comments

Préface de la traductrice

De tout ce qu’Atisha nous a légué, ses enseignements sur l’entrainement de l’esprit, qu’il introduisit dans l’univers religieux tibétain et qui prirent par la suite le nom de lodjong, constituent l’un des éléments les plus persistants. En entraînant le pratiquant à la compassion et au développement de la sagesse, les enseignements du lodjong opèrent une profonde transformation dans son esprit. A la fois concrets et profonds, ces enseignements n’ont rien perdu en popularité ni en pertinence, malgré les immenses changements qui se sont produits sur le plan culturel au cours des mille dernières années.

Lara Braitstein (McGill University 2009)

Introduction:

les enseignements du Bouddha

(…)
Après que le Bouddha ait quitté son corps, les Mahapanditas ou Grands Erudits, interprète qualifiés de son dharma, ont classé tous ses enseignements en trois yanas ou véhicules. Le premier d’entre eux est caractérisé par le fait que ses enseignements tournent autour de l’absence de soi (anatman).
Sa perspective est le non-soi et sa pratique consiste à méditer sur ce non-soi. Les pratiquants de ce premier yana ont une conduite basée sur le code de discipline monastique, le vinaya, dont les règles incluent le stricte célibat. La sexualité est la cause de la renaissance – à la fois en termes de moyen de reproduction et en termes d’implantation de graines dans votre esprit dont le résultat est votre propre renaissance. en renonçant à cette cause et en suivant la voie directe de la méditation, un pratiquant parvient à la réalisation du non-soi.

L’auteur parle ici des graines karmiques qui constituent autant de facteurs créateurs du samsara, monde de souffrance dans lequel nous vivons aujourd’hui. Nous ne saisissons pas exactement pourquoi l’abstinence sexuelle permet la réalisation du non-soi. Nous soulignons le fait car cette emprise du soi, phénomène intrinsèque mais aussi extrinsèque, effet de notre environnement, est d’une importance cruciale dans la recherche d’un mode de vie laïc permettant la progression collective vers cet idéal spirituel qu’est le Bouddha. Nous faisons appartenir cette remarque, à une voie que les taoïstes appellent « cueillir des paquerettes en dehors du Tao ».

Les deuxième et troisième véhicules sont tous deux destinés aux bodhisattvas, pratiquants tenus par l’engagement de leur intention altruiste qui est de venir en aide à tous les êtres. L’optique de ces deux véhicules est la vacuité ou shunyata: la compréhension que le monde tel que nous l’expérimentons, divisé en sujet et objet – en celui qui perçoit et ce qui est perçu-, n’existe pas réellement en tant que tel. Puisque tout ce que nous expérimentons n’a pas d’existence inhérente, cela ouvre la possibilité à toute chose de se produire. La méditation pratiquée dans les deuxième et troisième véhicules vous permet d’expérimenter cette vue de la vacuité et vous entraîne ensuite à utiliser les illusions des êtres pour leurs bienfaits. Il vous est ainsi possible d’employer l’illusion des apparences duelles à des fins positives. En fait, vous pouvez apprendre à mieux renaître parmi toutes sortes d’êtres afin de leur être utile. Le mérite généré en aidant continuellement les autres, de manière de plus en plus habile, est comprarable à un espace sans limites où s’accumule un trésor dont le résultat final sera le parfait éveil – le plus utile et le plus fructueux de tous les états. Mais dans ces deux yanas, l’accent n’est pas mis sur la même chose et c’est ce qui les distingue: le deuxième véhicule comporte de nombreux enseignements sur la vacuité tandis que, dans le troisième, il est davantage question de ce qui s’élève de la vacuité.

Ce passage forge une croyance manifestement centrale dans le bouddhisme. L’intérêt de cet enseignement est qu’il est nécessaire de l’intégrer, de le faire sien. Nous remarquons néanmoins une lecture matérielle de l’enseignement, causée pas la sémantique matérialiste communément admise dans nos sociétés pour des termes tels que « trésor », « parfait éveil », « le plus fructueux ». Nous remarquons également que c’est la notion de mérite qui permet l’ascension spirituelle vers la bouddhéité car c’est en effet « un ciment », un moyen de cohésion social très fort et très vertueux. Très proche du confucianisme, ce propos pourra être modéré par ce vers .//?p=50, dans la mesure où l’évaluation du mérite reste à déterminer.

Ce dernier est en fait utile à toutes sortes de pratiquants: les shravakas ou auditeurs, les pratyékabouddhas ou ceux qui réalisent en solitaires, et les bodhisattvas.

Pour parvenir à l’éveil, l’étude de ces sujets ne suffit pas. Pour atteindre le but, vous avez aussi besoin d’en avoir la clé. Et la clé, ce sont les instructions essentielles qui révèlent le coeur des enseignements. Chaque pratique a une clé, qui n’est pas toujours explicite. Ceux qui détiennent la clé, ce sont les quelques pratiquants sérieux auxquels elle a été transmise par la longue lignée des maîtres de méditation les plus expérimentés. Il y a en réalité quatre sortes d’enseignants : ceux érudits qui n’ont pas de clés, ceux qui enseignent et possèdent les instructions clés, mais qui n’ont pas la formation ou l’aptitude d’un érudit, ceux qui sont à la fois détenteurs des clés et érudits, et bien sûr quelques uns qui n’ont ni clé ni formation !

On remarque également dans ce passage que l’expression juste de la nature des enseignements bouddhistes, et plus généralement orientaux est en quelque sorte privée de son aspect poétique et magique par le matérialisme de la recette à appliquer. Notre propre interrogation nous interroge sur notre critique. Nous constatons qu’une fois l’intérêt pour les enseignements éveillé, les attitudes consistant à croiser les enseignements en les faisant notres sont particulièrement propices à la progression de la compréhension.

Le texte racine

Premier point: apprendre les préliminaires et s’entraîner en outre à ne pas conceptualiser les trois sphères.

Tout d’abord, entraîne-toi aux préliminaires.
Pense que tous les phénomènes sont comme un rêve.

Deuxième point: instructions-clés pour l’entraînement aux deux bodhicittas, en commençant par la bodhicitta ultime.

Examine la nature non née de l’esprit.
Purifie en premier lieu l’émotion négative la plus forte.
Le remède lui-même se libère spontanément.
Demeure dans l’essence de l’esprit, la base de toute chose.

Dans la post-méditation, sache que tous les phénomènes sont illusoires.
Abandonne tout espoir de résultats.

Viennent ensuite les instructions sur la façon d’unir la bodhicitta conventionelle et la bodhicitta ultime:
Pratique en alternance la prise et le don.
Etablis-les sur le souffle.
Trois objets, trois poisons, trois racines de vertu.
Entraîne ta conduite selon les préceptes.

Troisième point: convertir l’adversité en chemin d’éveil
Ce point comporte une instruction générale et trois instructions particulières
L’instruction générale:
Quand les êtres et le monde sont emplis de négativité, transforme l’adversité en chemin d’éveil.

Les trois instructions particulières:
– Comment la bodhicitta conventionnelle sert à transformer les circonstances adverses en chemin d’éveil:
Tiens une seule faute pour responsable de toutes les infortunes. Pense à la grande bonté de tous les êtres.

– Comment la bodhicitta ultime sert à transformer les conditions adverses en chemin d’éveil:
Médite les apparences illusoires comme étant les quatre kayas. La vacuité est la protection insurpassable.
Trois vues sont comme le trésor du ciel,
la protection insurpassable du yoga.

Instructions spécifiques pour transformer l’adversité en chemin d’éveil:
Maîtriser les quatre pratiques est la méthode suprême.
Tout ce que tu rencontres à chaque instant, intègre-le dans ta méditation.

Quatrième point: mettre en oeuvre l’entraînement de l’esprit de cette vie.
Condensées en leur essence, voici les instructions:
Entraîne-toi aux cinq pouvoirs.
Les enseignements du Grand Véhicule portant sur la mort sont les cinq pouvoirs eux-mêmes ; ta conduite est cruciale.

Cinquième point: évaluer l’entraînement de l’esprit
Tous les enseignements du dharma ont une seule raison d’être
Remets-t’en au meilleur des deux témoins.
Appuie-toi constamment sur la joie de l’esprit.
Si, même distrait, ton aptitude demeure, tu es bien entraîné.

Sixième point: les engagements liés à l’entraînement de l’esprit
Respecte toujours les trois principes de base.
Transforme ton attitude en restant naturel.
Ne parle pas des défauts des autres.
Ne pense rien des fautes d’autrui, quelles qu’elles soient.
Abandonne la nourriture empoisonnée.
N’aide pas les autres en fonction de ce que tu leur dois.
Ne dévoile pas les fautes d’un autre pour l’irriter.
N’attends pas en embuscade.
Ne frappe jamais au coeur.
Ne mets pas la charge d’un boeuf sur une vache.
Ne vise pas à être le meilleur.
N’utilise pas le remède à mauvais escient.
Ne te sers pas des dieux pour mal agir.
Devant tous, comporte-toi comme un humble serviteur.
Ne te réjouis pas de la souffrance d’autrui.

Septième point: conseils pour l’entraînement de l’esprit
Pratique tous les yogas avec un seul but.
Viens à bout de tous les obstacles par une seule méthode.
Au début et à la fin, deux actions à accomplir.
Sois patient avec tout ce qui advient, dans un cas comme dans l’autre.
Préserve les deux, même au péril de ta propre vie.
Entraîne-toi aux trois difficultés.
Respecte les trois causes principales.
Cultive les trois sans qu’ils s’amoindrissent.
Rend inséparable les trois.
Pratique de manière impartiale.
Tout entraînement doit être profond et t’imprégner.
Médite avec constance en toutes circonstances.
Ne dépends pas des conditions extérieures
A partir de maintenant, pratiquer est ta priorité.
Ne sois pas mal orienté.
Ne sois pas inconstant.
Entraîne-toi sans interruption.
Libère par l’examen et l’analyse.
Ne cherche pas la reconnaissance.
Ne t’accroche pas à la colère.
Ne sois pas lunatique.
Ne sois pas en quête de gratitude.

Pour conclure, Tchékawa exprime à présent sa certitude afin d’encourager les autres.

Grâce à la force de mon intention et de ma résolution,
J’ai ignoré ma souffrance et ma mauvaise réputation
et obtenu les instructions pour vaincre
ma propre saisie égocentrique.
A présent, je n’ai aucun regret, dussé-je mourir à l’instant même.

Grandeur de la pratique

Ces cinq dégénérescences qui s’accroissent,
Tu dois les convertir en chemin d’éveil

Nous sommes actuellement dans l’ère des cinq dégénérescences, à une époque où un bon éon est en train de s’achever. Par « nous », je ne fais pas référence à notre génération, ni même à une période en incluant une ou deux précédant la nôtre. Notre ère est la même que celle du bouddha Sakyamuni: lui aussi est né a enseigné durant ces temps dégénérés. Le bon éon a eu ses propres bouddhas, les quatres premiers. Nous sommes extrêmement chanceux qu’un bouddha se soit manifesté dans cet éon difficile. Pendant de nombreuses et nombreuses générations, des êtres ont vécu et continue de vivre dans des conditions très difficiles. Pour désigner ces conditions, on parle des « cinq dégénérescences » ou des cinq crises. Celles-ci sont aussi courantes de nos jours qu’elles l’étaient il y a deux mille ans.
La vie physique: la durée de vie humaine se limite à environ cent ans. Même avec les avancées de la médecine moderne et la possibilité d’avoir une alimentation saine, cette espérance de vie reste limitée. Nos corps physiques sont sujets à de nombreuses maladies capables d’abréger notre existence.
L’époque: nous sommes soumis à des conditions environnementales précaires, résultat de notre karma collectif. Nous sommes confrontés à de nombreuses catastrophes naturelles qui peuvent frapper à tout moment, telles que les ouragans, les tornades, les tremblements de terre, les inondations, les incendies, et des guerres soudaines déclenchées par des individus stupides.
L’imperfection des êtres: notre nature actuelle n’est pas parfaite. Même si nous avons le potentiel de la développer de façon positive, ce n’est pas notre tendance, car nos nombreuses imperfections, telles que l’agressivité, entravent nos possibilités de nous améliorer.
Nous vivons une époque où la plupart des gens nuisent les uns aux autres. Nous nous retrouvons au beau milieu de guerre et d’un climat de violence et d’exploitation. Beaucoup de gens subissent de terribles atrocités perpétrés par leurs semblables.Nous sommes aussi cruels envers les animaux, et les animaux eux-mêmes s’attaquent les uns les autres. Le mal que les êtres vivants s’infligent mutuellement est à son paroxysme.
Les vues erronées: l’ennui avec les vues erronées, c’est qu’elles créent de nombreux problèmes dans le monde. Les points de vues imparfaits des masses trouvent leurs racines dans la saisie égocentrique, la confusion et l’égoïsme. ces erreurs de mode de pensée perpétuent dans la société l’injustice et une discrimination néfaste. Les vues erronées se sont malheureusement taillé leur place dans tous les domaines de la vie – que ce soit le système social comme celui religieux, culturel, politique ou juridique.
Emotions pertubatrices: partout, les gens sont sous l’emprise des émotions négatives. En fait, les émotions pertubatrices s’élèvent constamment, de façon très naturelle. bien que, pour elles, il existe des remèdes, leur mise en application se révèle être une tâche plutôt ardue. Si nous souhaitons développer ne serait-ce qu’une vertu infime, nous devons exercer un grand effort, car la plupart du temps les émotions négatives nous submergent tout simplement.

(…)
Un autre parallèle illustre l’éclat du lodjong: comme il est dit, ces très précieux enseignements brillent aussi vivement que le soleil lui -même. Nous avons à notre disposition toutes sortes de lumières artificielles ; des bougies, des lampes à pétrole, des ampoules électriques. Mais face au soleil, tous ces éclairages artificiels sont superflus. Le soleil dissipe complètement l’obscurité et tout se révèle clairement en sa présence. De la même manière, le lodjong dissipe l’ignorance de notre esprit et révèle chaque chose telle qu’elle est.

Apprendre les préliminaires

La première étape vers l’éveil consiste à prendre refuge dans les Trois Joyaux: Le Bouddha, le Dharma et la Sangha.

Toutefois, avant même de franchir ce premier pas qu’est le voeu de refuge, vous devez apprendre les quatre pensées qui tournent l’esprit vers l’éveil: cette précieuse existence humaine, l’impremanence, le karma, et les défauts du samsara. Il est important de réfléchir vraiment à cela pour obtenir un bienfait durable. Vous devez comprendre le sens des quatre Pensées en voyant dans quelle mesure elles vous concernent. Quelle signification ont-elles, maintenant dans votre vie ? Voyez quelle différence elles induisent quand vous y réfléchissez et en tenez compte dans les situations quotidiennes. Vous commencerez ainsi à en apprécier les qualités.

La précieuse existence humaine
Un mendiant trouva un jour un très gros rubis au bord d’un chemin. Il ne savait pas qu’il pouvait en obtenir beaucoup d’argent en échange et continua à aller mendier chaque jour sa nourriture, alors que pendant tout ce temps le rubis était dans sa poche. Pour finir, il mourrut mendiant. Il ne s’était pas servi de cette pierre précieuse et elle ne valait donc rien pour lui. Cette histoire très simple nous ramène au fait que si vous ne réalisez pas à quel point votre vie est incroyablement précieuse maintenant, elle a alors autant de valeur qu’un rubis caché dans votre poche.

L’impermanence
Penser à l’impermanence, au caractère inévitable de la transformation et de la mort, change la façon dont vous êtes en relation avec tout ce qui vous entoure. Il est important d’être conscient de l’impermanence.

Le karma
En ce qui concerne le karma, vous devez examiner de près les causes et les effets qui se révèlent dans les différentes situations auxquelles vous êtes confronté. Tout provient d’une cause. Dans la mesure où vous comprenez que les causes négatives produisent toujours des résultats négatifs, vous allez prendre la résolution d’agir de façon positive. Comprendre comment les graines karmiques sont plantées et mûrissent peut vous aider à comprendre comment fonctionne le karma.
Fondamentalement, l’esprit qui est dans l’illusion est la source de chaque vie, et son expérience du royaume particulier dans lequel il prend naissance est l’illusion qu’il projette.
Tout au long de votre existence, l’expérience de chaque instant, de chaque impression dépend de votre conscience. Les enseigenements expliquent qu’il y a une conscience distincte pour chaque organe sensoriel: il y a une conscience pour l’oeil, une conscience pour l’oreille, une conscience pour la langue, une conscience pour le nez et une conscience pour la peau (sens du toucher). Et il y a en outre une conscience pour l’esprit. Tout ce que vous voyez dépend du fonctionnement de votre conscience visuelle, ce que vous sentez est fonction de votre conscience olfactive et ainsi de suite, et ce que vous pensez dépend de votre conscience de l’esprit. Toutes les consciences associées aux organes sensoriels physiques rendent pour ainsi dire compte à la conscience de l’esprit ; ainsi les impressions visuelles, auditives, gustatives sont recueillies par les consciences sensorielles et transmises à la conscience de l’esprit.
Celle-ci assemble tout cela en toutes sortes d’objets mentaux complets – images, pensées, concepts. Cette conscience de l’esprit comprend également l’espace où sont plantées les graines karmiques ou impressions. C’est la base de tout. Des facteurs tels que l’ignorance, l’égocentrisme, l’orgueil, la colère, l’envie et la haine plantent des graines karmiques, tandis que celles positives ont pour origine des choses telles que l’altruisme, la compassion et l’amour bienveillant. Les graines positives produisent des résultats tels qu’une précieuse renaissance humaine.
La force du résultat de chacune de ces graines dépend énormément de la force de votre intention. Essayez de penser uniquement de façon positive pendant un certain laps de temps et vous réaliserez rapidement à quel point les états mentaux négatifs s’élèvent beaucoup plus facilement que ceux positifs. Il faut une énorme volonté pour penser de façon positive et pas le moindre effort pour laisser l’esprit demeurer dans la négativité. A présent, pensez combien vous et d’autres avez spontanément, et sans aucun effort, planté de graines négatives dans votre courant de conscience, depuis des temps sans commencement.

Les défauts du samsara

Bien que la nature insatisfaisante du samsara soit une évidence si vous y réfléchissez, vous devez néanmoins vous convaincre d’y penseer. Nous pouvons examiner le samsara en termes d’expérience individuelle ou collective. commençons par celle individuelle. Chaque être humain sur cette terre aspire au bonheur. Nous voulons tous être aussi heureux que possible. D’où provient le bonheur selon nous ? En général, nous l’imaginons associé à une nourriture délicieuse, à une histoire d’amour, à la sexualité, à la renommée et au pouvoir.
(…)
On peut alors se demander ce qui, en dehors de ces choses, est bon dans le samsara ?
Examinons maintenant l’expérience collective, en commençant par celle des êtres humains. La vie s’écoule chaque jour. Votre vie et celle des autres – de vos amis, de vos ennemis, de votre famille, etc. -défilent discrètement.
(…)
L’impermanence est inévitable et inéluctable, quel que soit le royaume dans lequel vous prenez naissance.
Et aussi longtemps que vous demeurez dans l’ignorance et la saisie égocentrique – depuis des temps sans commencement -, vous accumulez du karma. Voilà pourquoi, une fois que vous avez trouvé des directives claires pour sortir du samsara, vous ne devez pas rater cette opportunité !
Une fois que vous avez suffisamment réfléchi à ces quatre pensées vient le moment de considérer les qualités des objets de refuge. Ce faisant, vous plantez de très puissantes graines karmiques dans votre esprit. Renforcé par le pouvoir de la prise de refuge, ces graines salutaires se frayeront dans chaque vie un chemin jusqu’au tout premier plan de votre existence. A chaque renaissance, vous trouverez la voie conduisant aux enseignements.

Bouddha
Le bienfait ultime de la prise de refuge dans le Bouddha est donc de planter les graines de votre propre obtention de la bouddhéité. Le bienfait temporaire et immédiat est que cette graine de bouddhéité va vous permettre d’accumuler tout le mérite nécessaire pour parvenir à l’éveil.

Dharma
Le dharma est à la fois l’expérience de la réalisationet l’explication que constitue les paroles du Bouddha. Le sens du dharma est parfait, sa formulation est parfaite, et il correspond parfaitement aux besoins des êtres sur le chemin de l’éveil. Quand vous prenez refuge dans le dharma, le bienfait ultime est que vous plantez dans votre coeur la graine de l’aptitude à dirigertous les êtres vers la bouddhéité, grâce à un pouvoir de la parole qui sera parfait et sans limites.

Sangha
Sangha est le terme qu’on emploie pour désigner la parfaite communauté de pratiquants. Il y a deux sangha : celle ordinaire et celle supême. La sangha ordinaire n’est en réalité pas ordinaire du tout: elle est constituée de ceux qui respectent parfaitement la discipline du vinaya et ses deux cent cinquante trois voeux. Leur esprit est bien entraîné à la pratique de chiné (méditation du calme mental et de la stabilité, shamatha en sanscrit) et de lhaktong (méditation de la vision supérieure, vipashyana en sanscrit) et leur motivation est grande concernant l’éveil.

Chiné ordinaire
Un autre aspect des préliminaires consiste à reconnaitre que l’esprit a besoin d’être dompté. Les pensées doivent être contrôlées. Pour y parvenir, il vous faut apprendre la méditation de chiné, ou méditation du calme mental et de la stabilité. Chi est une abréviation du mot tibétain chiwa qui signifie « tranquille », « calme » ou « en paix ». Né abréviation de népa, veut dire « reposer », « demeurer ».

La posture assise

1. Quand vous méditez, vous devez vous asseoir le dos droit. Vos jambes peuvent être complètement croisées, en tailleur, la jambe droite étant devant la jambe gauche. Les personnes ayant de longues jambes s’assoient en général sur un coussin plus haut, mais la hauteur de celui-ci dépend en fait des proportions de votre corps. L’important est que votre colonne vertébral soit totalement droite. Votre estomac est légèrement rentré en arrière, tandis que, pour équilibrer, votre abdomen se positionne un tout petit peu vers l’avant. Cela maintient la partie centrale de votre corps très droite et c’est la posture idéale pour méditer.

2. Pour que la partie centrale de votre torse soit encore plus droite, vos épaules doivent être au même niveau et droites.

3. En ce qui concerne vos mains, vous pouvez les poser l’une sur l’autre dans la posture de méditation, c’est à dire paumes tournées vers le haut, main droite sur la main gauche, cette dernière reposant dans le giron. Redressez un peu les épaules vers le haut et vers l’arrière de sorte que, sur les côtés, vos bras fassent légèrement pression contre votre corps. Cette position favoris encore davantage une colonne vertébrale bien verticale et droite. Autre possibilité, vous pouvez laisser vos mains reposer sur vos genoux, paumes tournées vers le bas, en veillant à maintenir les épaules droites.

4. Courbez légèrement la nuque, de sorte que votre menton soit un peu rentré, en direction de la cage thoracique.

5. Vos yeux à demi ouverts, regardant en face, légèrement vers le bas.

6. Votre bouche ne doit ni ouverte ni solidement fermée avec les machoires serrées. Les lèvres sont détendues dans une position très naturelle.

7.La respiration se fait principalement par le nez et non par la bouche.

Voilà quels sont les points essentiels d’une posture correcte du corps pour méditer. Voyons maintenant les instructions montrant comment l’esprit doit se concentrer.
Pour entraîner l’esprit à se concentrer, vous devez vous focaliser sur votre respiration. Il y a pour cela plusieurs techniques. D’abord, représentez-vous votre souffle comme un faisceau de lumière, clair et très fin. Tandis que vous inspirez et expirez, vous vous concentrez sur ce rayon de lumière qui entre et sort par vos narines. Comptez chaque respiration – c’est à dire une expiration et une inspiration – jusqu’à ce que vous parveniez à vingt et un. Vous pouvez commencer en inspirant doucement et ne compter qu’à partir du moment où vous expirez et inspirez à nouveau -un. Expir, inspir – deux. Expir, inspir – trois. Et ainsi de suite. Pour vous aider à compter, vous pouvez utiliser un mala (rosaire de méditation) ou un compteur à main. Comptez vingt et une respirations, puis faites une courte pause avant de recommencer. Compter à nouveau vingt et une respiration tout en visualisant votre souffle comme un faisceau de lumière.
Au début, quand vous essayer de faire cela, votre esprit risque d’être distrait et il vous sera difficile d’arriver à vingt et une respirations. Ne soyez pas inquiet, même si vous avez beaucoup de mal au départ. Calmement, ramenez simplement votre concentration sur le souffle. Le fait de compter vingt et une respirations de manière bien concentrée va engendrer le calme dans votre corps, votre parole et votre esprit. Quand vous êtes capable de compter vingt et une respiration sans aucun perturbation ni distraction, vous êtes déjà parvenu à un très bon degré de concentration. Lorsque vous pourrez le faire de très nombreuses fois avec la même qualtié de concentration, votre esprit s’habituera rapidement à cette discipline.
A ce stade, il est bon également de mettre en oeuvre un peu de philosophie analytique. Pendant que vous concentrez votre esprit sur la respiration, examinez quelle relation existe entre les deux. L’esprit est-il la même chose que le souffle, est-il différent de lui ? Nous comprenons tout d’abord que l’esprit et le souffle ne sont pas identiques ; la respiration est ce sur quoi l’esprit se focalise, il ne s’agit donc pas de la même chose. En même temps un esprit centré sur l’image du souffle n’est pas différent du souffle lui même. Il en est ainsi parce que pour avoir une vision sur laquelle se focaliser ; l’esprit et la respiration ne peuvent pas non plus être totatlement distincts. En fait aucun des deux ne peut exister indépendamment. Sans l’esprit ce genre de respiration centrée n’est pas possible.
Expiration, inspiration. Est ce que cela existe en lui même ? Non parce qu’il y a contrôle. Sans la focalisation de l’esprit, vous ne respiriez pas ainsi. L’esprit et la respiration dépendent l’un de l’autre pour « exister » à mesure que nous en faisons l’expérience. Comme c’est le cas dans tous les phénomènes, ce qui est perçu et l’esprit qui perçoit ne sont pas distincts. L’esprit et la respiration ne sont donc ni de la même nature, ni différents. Telle est la nature de l’illusion: vide comme un rêve. Permettez vous d’expérimenter l’esprit et le souffle comme n’étant ni séparé ni un. Avec cette compréhension, vous ne devez, pendant que vous méditez, saisir ni l’esprit ni le souffle comme vraiment existants.

Guéshé Kelsang Gyatso, Transformez votre vie, Tharpa

by admin76 | février 23, 2010 8:33

Print this entry | Print this page

<Abstract>

Quel est le sens réel de la vie humaine ?

Comment trouver la source du bonheur

Les vraies méthodes pour résoudre nos problèmes quotidiens

Comment accomplir notre but ultime

</Abstract>

<Sommaire>

<Partie 1>Les fondations</Partie 1>

<Partie 2>Progresser</Partie 2>

</Sommaire>

<Auteur>

Guéshé Kelsang Gyatso est né au Tibet. Maître de méditation pleinement accompli, il est enseignant du bouddhisme de tout premier ordre. Résidant en Occident depuis 1977.

</Auteur>

Print this entry | Print this page

One Comment

L’échange de soi avec les autres

Normalement, nous divisons le monde extérieur en ce qui nous semble bon ou intéressant, mauvais ou sans intérêt, ou ni l’un ni l’autre. La plupart du temps ces distinctions sont incorrectes ou bien elles n’ont pas beaucoup de valeur. Par exemple, notre habitude de classer les gens en amis, ennemis et inconnus, en fonction de la manière dont nous nous sentons en leur présence, est incorrecte et c’est également un grand obstacle au développement d’un amour impartial envers tous les êtres vivants. Plutôt que de tenir si fermement à nos discriminations en rapport avec le monde extérieur, il serait bien plus bénéfique d’apprendre à distinguer les états d’esprit qui ont de la valeur de ceux qui n’en ont pas.

(…)

Les instructions du dharma sont semblables à un remède, elles ont besoin d’être administrées avec habileté, en tenant compte de la nature de chaque individu et de ses besoins particuliers.

(…)

Nous pensons:

Depuis des temps sans commencement, j’ai cherché à réaliser mes propres objectifs, essayant de trouver le bonheur et d’éviter la souffrance, mais que m’ont apporté tous ces efforts ? La souffrance. Mon esprit est toujours incontrôlé. J’éprouvre encore déception sur déception. Je suis toujours dans le samsara. tout cela est la faute de mon autopréoccupation. C’est ma pire ennemie et un poison terrifiant qui fait du mal à moi-même et aux autres.
Chérir les autres est par contre la base de tout le bonheur et de toute la bonté. Ceux qui sont devenus des bouddhas ont compris qu’il est futile d’agir pour réaliser leur propre objectif et au lieu de cela ils ont décidé d’agir pour le bien des autres. En résultat, ils sont devenus des êtres purs, libérés de tous les problèmes du samsara, et ils ont atteint le bonheur durable de la pleine illumination. Je dois inverser mon attitude puérile ordinaire. A partir de maintenant je cesserai de me chérir et ne chérirai que les autres.

Guéshé Keslang Gyatso, Comprendre l’esprit, Tharpa

by admin76 | février 23, 2010 8:29

Print this entry | Print this page

<Abstract>

Ce livre nous immerge dans la nature et les fonctions de l’esprit humain. La première partie explique en détail les différents types d’esprit. Elle nous révèle l’étendue et la profondeur de la compréhension de la psychologie humaine dans le bouddhisme et nous explique comment cette compréhension peut être utilisée pour améliorer notre vie.

</Abstract>

<Sommaire>

<Partie 1>Les différents types d’esprit</Partie 1>

<Partie 2>Les esprits principaux et les facteurs mentaux</Partie 2>

</Sommaire>

<Auteur>

Guéshé Kelsang Gyatso est né au Tibet. Maître de méditation pleinement accompli, il est enseignant du bouddhisme de tout premier ordre. Résidant en Occident depuis 1977.

</Auteur>

Print this entry | Print this page


Padmasambhava, Le livre des morts tibétain, Buchet Chastel

by admin76 | février 23, 2010 8:17

Print this entry | Print this page

<Abstract>

Le Bardo Thödröl – intitulé en français Livre des morts tibétain – signifie en réalité La grande libération par l’écoute dans les états intermédiaires. Composé par le grand maître Padmasambhava au VIIIe siècle, il traite des mystères les plus profonds de l’existence. Le bardo, « état intermédiaire », désigne d’abord le passage entre la mort et la renaissance dans une vie future. Le rêve, la méditation, la vie et le moment de la mort sont aussi des bardo, des aventures d’un esprit qui n’a ni commencement ni fin.

</Abstract>

<Sommaire>

<Introduction/>

<Section 1>Le livre des morts tibétain ou la grande libération par l’écoute dans les états intermédiaires: Bardo thödröl chenmo</Section 1>

<Chapitre 1>Les textes du Bardo Thödröl concernant l’état intermédiaire du lieu de naissance</Chapitre 1>

<Chapitre 2>Les textes du Bardo Thödröl traitant de l’état intermédiaire du moment de la mort</Chapitre 2>

<Chapitre 3>Les textes sur le bardo de la Réalité et le bardo du devenir: le coeur du Bardo Thödröl</Chapitre 3>

<Chapitre 4>Les textes annexes et complémentaires au Bard Thödröl</Chapitre 4>

<Section 2>L’arrière plan du Bardo Thödröl</Section 2>

<Chapitre 1>Une brêve histoire du Bardo Thödröl</Chapitre 1>

<Chapitre 2>Les textes précurseurs du Bardo Thödröl</Chapitre 2>

<Chapitre 3>Les questions irrésolues du Bardo Thödröl</Chapitre 3>

<Chapitre 4>L’aventure occidentale</Chapitre 4>

</Sommaire>

<Auteur>

Padmasambhava

Wikipedia FR: http://fr.wikipedia.org/wiki/Padmasambhava

wwi: /internet/Biographies/Padmasambhava-2010-02-23-09-12-52/fr.wikipedia.org/wiki/Padmasambhava.html

</Auteur>

Print this entry | Print this page


Jean-Didier Vincent, voyage extraordinaire au centre du cerveau, Odile Jacob

by admin76 | novembre 18, 2009 4:23

Print this entry | Print this page

<Abstract>

Qu’est ce que l’amour ? Pourquoi peut-on devenir dépendant de certaines drogues ? D’où vient le plaisir qu’on prend à manger et à boire ? A quoi servent les rêves ? Pourquoi nos émotions influencent-elles parfois nos choix et nos décisions ? Comment fonctionne la mémoire ? Alzheimer et Parkinson : quels sont les espoirs ?

</Abstract>

<Sommaire>

<Chapitre 1>Le paysage cérébral</Chapitre 1>

<Chapitre 2>Avec qui voyager ?</Chapitre 2>

<Chapitre 3>Le climat et les saisons</Chapitre 3>

<Chapitre 4>Dormir</Chapitre 4>

<Chapitre 5>Manger</Chapitre 5>

<Chapitre 6>L’hypothalamus’ Restaurant</Chapitre 6>

<Chapitre 7>Boire</Chapitre 7>

<Chapitre 8>Mourir de soif</Chapitre 8>

<Chapitre 9>La vallée des plaisirs</Chapitre 9>

<Chapitre 10>Le rire et compagnie</Chapitre 10>

<Chapitre 11>Boulevard Pavlov</Chapitre 11>

<Chapitre 12>Les chemins de l’amour</Chapitre 12>

<Chapitre 13>Le salon des beaux-arts</Chapitre 13>

<Chapitre 14>Le grenier des souvenirs</Chapitre 14>

<Chapitre 15>Le cerveau des facultés</Chapitre 15>

<Chapitre 16>Le cerveau de l’action</Chapitre 16>

<Chapitre 17>Le cerveau de l’autre</Chapitre 17>

<Chapitre 18>Le jardin des langues</Chapitre 18>

</Sommaire>

<Auteur>

Jean Didier Vincent:

Wikipedia FR: http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Didier_Vincent

wwi: /internet/Médecine/Cerveau_Vincent-2009-11-18-04-18-17/

</Auteur>

Print this entry | Print this page

5 Comments

Chapitre 1 Le paysage cérébral

Quoi, ce gros fruit rosâtre aux reflets de nacre serait le subtil reposoir de notre âme et le temple de nos passions ? Il faut nous faire une raison : l’humaine nature est tout entière contenue dans ces 1500 g de cervelle, et sa mort après que le sang a cessé de circuler dans les nombreux vaiseaux qui courent sur sa surface et dans sa profondeur signifie la mort de l’individu.

Derrière le propos légèrement ironique se cache sans doute une doctrine athée, assimilant l’individu à sa seule enveloppe charnelle. On mettra le propos en opposition avec la théorie taoïste qui veut que l’homme possède deux corps: un corps terrestre et un corps céleste.

On remarquera également que la médecine occidentale prend ses racines chez les disséqueurs de cadavres et les bases rappelées ici, sans détail, par l’auteur repose sur une analyse post-mortem. Notre opinion n’est pas de négliger quelques champs de l’étude même si ils revêtent des caractéristiques particulièrement propices à développer une tendance morbide mais de souligner plutôt l’intérêt d’une étude « holistique » étudiant le phénomène in vivo comme des techniques de concentrations ou de méditations.

Le commentaire général repose sur notre répugnance naturelle à consulter les oeuvres de scientifiques et autres chirurgiens décrivant avec un luxe de détails, les aspects et caractéristiques des maladies affligeant leurs cobayes. Nous n’entrerons pas dans le débat tant apprécié des connaisseurs pour savoir où siège l’âme, si elle existe. Nous nous arrêterons sur une démarche pragmatique pour élucider si l’un ou l’autre des propos répond à notre besoin d’amélioration de la performance dans la vie quotidienne.

Avec qui voyager ?

On ne voyage jamais qu’avec « soi-même ». Voilà un compagnon dont on peut se défaire et qui se manifeste sans retenue à chaque détour de notre chemin. Aplus forte raison lorsqu’il s’agit de voyager dans notre cerveau, que ce soit pour une simple excursion ou une véritable expédition. On y est le plus souvent reçu comme chez soi. Encore faut-il s’y bien conduire : le respect s’impose, mais le rire n’est pas interdit. Au commandement : connais-toi toi-même, Stendhal préfère: on peut tout connaître, excepté soi-même. Il n’a pas tort. Je propose de parler d’ignorance éclairée pour définir notre quête.

(…) Prenez garde de ne pas disparaître au milieu de ces autres. « Il ne faut pas se mettre à la place des autres, dit Voltaire, sinon je penserais de moi comme eux. » Boutade, bien sûr, qui contredit ce que j’ai dit plus haut sur la conscience de soi mais précaution utile avant d’entreprendre le voyage dans un cerveau: ne pas penser de moi ce qu’en pensent les autres – à trop se regarder à travers les yeux d’autrui, il y a danger de se voir odieux ou malheureux, ce qui n’est guère encourageant pour vivre.

(…) Comme excursion à risque, je recommande aussi Virgile, spécialiste des croisières en enfer, seul ou accompagné de Dante, un pince sans rire dont l’humour vous protégera de rencontres peu recommandables dans l’hypothalamus. Avec joyce, alias Dedalus, vous vous égarerez dans des venelles obscures qui sentent la bière et la chair pas très fraîche. Proust, bien sûr, vous conduira dans les palais de la mémoire, cette région de l’hippocampe où les mirroirs et les lustres dissimulent des antres sordides.

On décèle ici les prémices d’une cartographie cérébrale peuplée par l’imaginaire des écrivains.

On pointe ici du doigt le danger de s’aventurer dans les cauchemards des écrivains, musiciens et autres cinéastes et l’impact que cela peut avoir sur notre propre monde imaginaire et notre propre cerveau.

On pointera également une tendance de la stratégie (géo)politique à véhiculer la peur: /Actublog-2/?p=26.

(…)

La démarche qui consiste à s’en remettre à la seule compétence d’un guide – psychiatre, neurologue ou les deux à la fois – n’est jamais facile.

Les thérapies

il serait aussi naïf qu’erroné de vouloir opposer la psychanalyse et les « psychothérapies ». Décrire la psychanalyse en quelques lignes est aussi vulgaire et vain que de vouloir réduire le musée du Louvre à une carte postale de la Joconde. Je me limiterai donc à affirmer qu’il s’agit, hors de toute querelle partisane ou polémique éculée, d’une fascinante façon de voyager dans un cerveau. Les psychothérapies n’ont pas la vocation d’exploration et d’errance dirigée de la psychanalyse. en revanche, elles prétendent guérir.

Les thérapies dites comportementales se distinguent par leur efficacité dans le traitement des troubles obsessionnels et compulsifs et des formes graves de l’anxiété. (…) introduisant le concept de schémas qui représentent des interprétations personnelles et automatiques de la réalité, Aaron Beck associe ceux-ci à des manifestations émotionnelles pathologiques. Il propose au sujet de révéler les pensées qui lui viennent à l’esprit lorsqu’il ressent un violente émotion.

On fera l’analogie avec l’exercice de l’auto-hypnose permettant de cultiver une attention vigilante et d’observer les mécanismes spirituels. On ne fera pas de commentaires sur les thérapies considérant celles-ci comme exogènes au patient et de fait cultivant potentiellement des germes de dépendance.

L’hypnose eriksonienne, du nom de son fondateur le psychiatre Milton Erickson, a pris le relais de la grande hypnose à la Charcot.
(…) de provoquer chez celui-ci toutes sortes de manifestations corporelles bizarres et spectaculaires – paralysies, anesthésies, mutisme, transes et autre phénomène qualifiés abusivement de grande hystérie -,

(…) relativement passée de mode, la thérapie centrée sur la personne créée dans les années 1960 par Carl Rogers insiste sur la relation empathique entre le thérapeute et son patient.

(…) Très branché aujourd’hui, en revanche, l’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) s’inspire des manifestations oculaires observées au cours du rêve pendant la phase paradoxale.

(…) Pour terminer cette parade des guides officiels ou apparentés sur une note humaniste, pour ne pas dire amicale, quelques indications sur la méthode que Fritz Perls a appelé la Gestalt-thérapie dont on pourrait dire en jouant sur les mots (Gestalt en allemand signifie forme) que sa finalité est de permettre à l’individu de retrouver la forme – être bien dans son corps et dans sa tête -, grâce à une méthode de développement personnel qui utilise la médiation corporelle pour faire sauter les verrouillages émotionnels.

On remarquera que le développement spirituel ou la thérapie, dans le cas d’une maladie, est étroitement lié au degré de connaissance, de culture de l’individu ( dans un langage technique: d’information pertinente). Ce degré d’intelligence sociale lui permettant de se situer dans la société n’est cependant pas une fin en soi, mais un prérequis à la compréhension plus profonde des mécanismes intérieurs. Cette compréhension intérieure alimentant par la suite celle des phénomènes extérieurs.

Le climat et les saisons

Comme le temps, le cerveau a ses humeurs conditionnées par un climat variable selon les individus ; mélange de froid et de chaud, de sec et d’humide. Il est sujet à des changements plus ou moins soudains, à des dépressions qui amènent les orages ou les calmes plats avec leur torpeur paralysante. Enfin, il est sensible aux changements de saison notamment à la durée respective des jours et des nuits.
(…) Comparable au régulateur d’ambiance que l’on trouve dans les appartements bourgeois, un thermostat est placé dans l’hypothalamus, lieu que nous aurons l’occasion de visiter à plusieurs reprises, car il s’y concocte des choses plus ou moins avouables que l’on désigne sous le nom pudique de « fonctions végétatives ». Pour que le système fonctionne, il faut qu’ilsoit informé des variations de la température du corps grâce à des détecteurs thermiques situés dans l’hypothalamus, ou sur la peau et dans les viscères. Après avoir rassemblé et analysé toutes les informations, la centrale thermorégulatrice déclenche les réactions appropriées du corps destinées à produire ou à éliminer de la chaleur.

(…) L’état central fluctuant

L' »état central fluctuant » désigne la manière d’être d’un organisme considéré dans ce qu’il a de permanent, sans que cela implique l’idée d’arrêt ou l’absence de changement ; il exprime à la fois le devenir, la finitude et le caractère dynamique qui qualifient le vivant. Central, comme une centrale d’achats, une centrale de consommateurs, une centrale syndicale, mais aussi centrale comme une prison. Etre prisonnier de son corps, c’est mieux que de ne pas avoir de corps ; être prisonnier des autres, mieux que d’être seul! Central, comme le système nerveux par lequel le sujet déploie sa présence au monde. Fluctuant, enfin, parce que cet ECF change sans cesse au fil du temps.
L’ECF s’exprime selon trois dimensions: la dimension corporelle, la chair ; la dimension extracorporelle (le monde des phénomènes), c’est à dire le monde propre de l’individu; la dimension temporelle enfin, occupée par les traces accumulées au cours du développement de l’individu depuis sa conception jusqu’à sa mort. Cette dernière dimension relève soit du déterminisme génétique qui met en place les programmes centraux, ordonne la maturation et le vieillissement, soit de la contingence historique qui intègre les évènements de l’existence ; en bref, tout ce qui contribue au développement du sujet.

Certains éléments sont pertinents mais nécessitent une interprétation plus pratique pour être utilisés. On fera référence à une pensée taoïste qui veut que l’homme soit le maître des trois dimensions mais un pion sur l’échiquier du temps ./?p=43. On fera également référence à la notion de chi, véhicule de l’énergie dans le corps et dirigée par le chen, le mental. On s’arrêtera sur la notion d’énergie curieusement absente de la définition. Malgré la bonne volonté, la vision philosophique qui découle de la vision système ne permet pas d’être utilisée pour caractériser sa dynamique (prisonnier de son corps …).

Les émotions

Les évènements climatiques qui viennent interrompre le calme apparent de l’humeur sont l’objet d’études savantes. Parmi les émotions, Paul Ekman ne retient que six catégories: la joie, la surprise, la peur, la colère, le dégoût et le chagrin, auxquels certains auteurs ajoutent parfois l’intérêt et la honte.
La caractéristique temporelle des émotion est sa brièveté. elle est avant tout une réaction à un évènement extérieur qui entraîne des bouleversements dans l’espace corporel et une réponse expressive organisée par le cerveau.

La palette d’émotions de la présente définition semble assez réduite. On supposera qu’il s’agit des émotions primaires de la même façon qu’il existe les couleurs primaires qui, une fois mélangées, représentent la gamme de couleur naturelle. On fera également l’analogie avec le propos bouddhiste qui caractérise les poisons de l’esprit comme l’envie, la jalousie ou la colère, qu’il convient de maîtriser par l’exercice approprié de méditation sur les antidotes amour, compassion, équanimité. Pour revenir sur la notion d’intelligence émotionelle chère aux théoriciens de l’intelligence, on citera une pensée sur la rationalité venant d’un ouvrage d’intelligence artificielle: ./?p=13 et qui précise que ce sont les émotions (sentimentalities) qui nous font agir. Personnellement on pense que maîtriser ses émotions ne consiste pas à les supprimer, les inhiber mais à les comprendre et à les utiliser en temps réel. On regrettera que la suite du présent ouvrage ne traite que des pathologies des émotions (mélancolie, dépression).

(…)
Les études morphométriques en résonance magnétique nucléaire sur des populations de patients présentant des troubles de l’humeur, ainsi que des observations post mortem montrent que leur évolution à long terme se traduit par des anomalies anatomiques significatives lorsqu’on les compare au mesures effectuées chez des sujets témoins.

Ce point vient confirmer la notion de plasticité du cerveau ainsi que l’hypothèse qui veut que la méditation puisse par la maîtrise des pensées, des émotions, modifier de façon significative la structure de celui-ci. On citera l’ouvrage de référence entre le Dalaï Lama et des scientifiques: ./?p=177

Les saisons et les jours

Le cerveau est sûrement l’organe du corps le plus sensible à l’alternance du jour et de la nuit. L’horloge interne du cerveau réglée spontanément sur une période de 25 heures – peut être un souvenir venu de la nuit des temps où les journées étaient plus longue parce que la terre tournait plus lentement.

L’horloge est logée dans l’hypothalamus – une région appelée noyau suprachiasmatique – où des rouages compliqués font interagir des molécules synthétisées en période diurne avec des molécules synthétisées en période nocturne entraînant une oscillation globale de deux ensembles neuronaux sur une période de 25 heures.

(…) Une deuxième horloge cérébrale – l’épiphyse – est en charge des variations saisonnières des fonctions organiques. située dans la région de l’épithalamus, en arrière du troisième ventricule, cette glande (également nommée glande pinéale et qui constitue pour Descartes pas moins que le siège de l’âme) produit une hormone, la mélatonine, dérivée de la sérotonine. La synthèse de mélatonine à partir de la sérotonine est régulée par une enzyme.

On fera référence à une citation taoïste ./?p=44 postulant l’intérêt de concevoir le temps de façon circulaire et non de façon linéaire pour s’approprier une moralité privée. On rappellera que de cette notion de circularité du temps découle la notion de rythme. Pour l’instant nous remarquons simplement l’intérêt d’analyser notre propre conception du temps. On reviendra ultérieurement sur la notion de rythme, en remarquant ici qu’un rythme biologique est inscrit dans notre patrimoine génétique.

Le grenier des souvenirs

L’auteur évoque le terme d’anosognosie pour décrire le fait qu’un malade ne se rend pas compte des troubles qui l’affectent, en particulier pour un trouble cérébral.
Ce point nous intéresse dans la mesure où l’anosognosie est le phénomène qui décrit le mieux la perception de la voie dans les philosophies asiatiques (La voie ne peut être vue, ni entendue, …). La voie est la traduction du terme Dao ou Tao et peut également être traduit par la vie. Un certain nombres de textes taoistes visent à combattre l’anosognosie que les bouddhistes appellent généralement ignorance. Combattre l’anosognosie est ce que cherche le moine bouddhiste en progressant vers l’éveil.
Pour revenir à l’anosognosie des aléas de la vie quotidienne en occident, on remarquera que l’adolescent, victime inévitable de l’ignorance, a recours à la consommation d’alcool ou de drogues, plus généralement à l’orgie pour modifier ainsi ses perceptions et rompre l’anosognosie qui l’handicape dans un monde où il devient adulte et responsable. Ce n’est pas sans risque et provoque parfois plus de dégats à long terme sur la santé cérébrale que le bénéfice immédiat visant à évacuer le stress. On notera un corollaire qui veut que la purification des sens par l’ascèse vise à éliminer les phénomènes d’anosognosie liés à la consommation régulière d’alcool ou de drogues.

Commentaire général

La fin de l’ouvrage, lue presque 4 ans après son début, apporte des réponses à certaines interrogations de 2009. L’auteur présente le cerveau comme une ville, voire même un continent, et ce point mesure l’importance d’avoir une urbanisation du système d’information, dans le cadre d’une organisation ou d’une nation. Le système d’information est selon notre opinion, une prothèse cybernétique pour le cerveau et pour l’organisation, qui n’est autre qu’une forme d’intelligence collective. Nous constatons ici que la réponse à la complexité se traduit par une architecture de type urbanisation et de type évolutif.
Ce qui valide le modèle des systèmes d’information à source ouverte (open source) de type Linux, ainsi que notre propre modèle d’architecture pour un système général au niveau national ( plus d’information sur http://www.cooperation-iws.eu).

Pour revenir au contenu de l’ouvrage, de nombreux éléments nous montrent que des ponts existent entre les philosophies asiatiques comme le bouddhisme et le taoisme et la médecine occidentale, à la différence près que la médecine occidentale ne véhicule pas de sens à vocation thérapeutique pour le patient, alors que la philosophie destinée à préserver la santé s’adresse à tous (Mes mots sont faciles à comprendre ).

Le corps humain, CNRS Editions

by admin76 | octobre 14, 2009 2:03

Print this entry | Print this page

<Abstract>
Corps paré, glorifié, sacrifié, fantasmé: toute société parle d’elle-même en parlant du corps et à travers lui. Mais le corps, machine ventriloque du social, lieu privilégié d’inscription identitaire, suffit-il pour faire un être humain ?
L’humanité, toujours et partout, s’est représenté l’individu comme composé de deux parts: l’une périssable, l’autre invisible, âme, ombre, double, esprit poursuivant sa route bien au-delà de la mort. Et, pour de nombreuses sociétés, des Yanomami d’Amazonie aux Khumbo du Népal, un homme et une femme ne suffisent pas à produire un enfant: celui-ci nécessite pour être pleinement humain l’intervention d’agents plus puissants, ancêtres, esprits, dieux.

</Abstract>

<Sommaire>

<Livre 1>La production du corps</Livre 1>

<Introduction/>

<Chapitre 1>Corps, parenté, pouvoir(s) chez les Baruya de Nouvelle-Guinée</Chapitre 1>

<Chapitre 2>L’âme double chez les Maenge (Nouvelle-Bretagne)</Chapitre 2>

<Chapitre 3>Gardez le corps à l’esprit</Chapitre 3>

<Chapitre 4>Quand les hommes répliquent une gestation. Une analyse des représentations et des rites de la croissance et de la maturation des garçons chez les Ankave-Anga (Papouasie Nouvelle-Guinée)</Chapitre 4>

<Chapitre 5>Corps et décor chez les Orokaiva</Chapitre 5>

<Chapitre 6>Du « corps » pour l’occident à la « monnaie » « Aré » aré.  La transfiguration monétaire des relations « socio-cosmiques »</Chapitre 6>

<Chapitre 7>Corps, cosmos et société en Nouvelle-Irlande</Chapitre 7>

<Chapitre 8>Une profondeur qui s’arrête à la surface de la peau: ordre social et corps à Rotuma</Chapitre 8>

<Chapitre 9>Le Corps Entre Deux Vents. A propos du mythe « Two-Men » dans le nord-ouest australien</Chapitre 9>

<Chapitre 10>Etre en relation. A propos des corps à Tanebar-Evav (Kei, Indonésie de l’est)</Chapitre 10>

<Chapitre 11>Le corps mis en scène. A propos du mariage en Inde</Chapitre 11>

<Chapitre 12>Montagnes sacrés, os des ancêtres, sang maternel. Le corps humain dans une communauté tibétaine du Népal (les Khumbo)</Chapitre 12>

<Chapitre 13>Pourquoi les Yanowamï ont-ils des filles ?</Chapitre 13>

<Chapitre 14>Corps immortels, devoir d’oubli. Formes humaines et trajectoires de vie chez les Achuar</Chapitre 14>

<Chapitre 15>Le corps en Chrétienté</Chapitre 15>

<Chapitre 16>Le corps de la parenté</Chapitre 16>

<Livre 2>Le corps humain Supplicié, possédé, cannibalisé</Livre 2>

<Chapitre 1>Corps supplicié, âme exaltée</Chapitre 1>

<Chapitre 2>Maladie, cannibalisme et sorcellerie chez les Anga de Papouasie</Chapitre 2>

<Chapitre 3>Ambigïté de l’impureté. C orps de femme, moments critiques de la vie, et possession par les esprits dans un village de la côte est de la mer Noire en Turquie</Chapitre 3>

<Chapitre 4>La pénétration directe. La reine, le roi, les esclaves et Marie dans les quartiers pauvres de Tananarive</Chapitre 4>

<Chapitre 5>Corps en jeu (je) ou la chasse généralisée. Biocénose palawan (Philippines).</Chapitre 5>

<Chapitre 6>Tu ne traverseras pas le sang. Corps, parenté et pouvoirs chez les Kako</Chapitre 6>

<Chapitre 7>Le corps du délit et l’exotisme artificiel. A propos de l’anthropophagie guerrière en forêt centrafricaine</Chapitre 7>

<Chapitre 8>Le meurtre cannibale ou la production d’un homme-Dieu. Théories des substances et construction hiérarchique en Polynésie (Tonga)</Chapitre 8>

<Chapitre 9>Contraintes par corps. Ordre politique et violence dans les sociétés kanak d’autrefois.</Chapitre 9>

</Sommaire>

Sous la direction de :

Maurice Godelier

Wikipedia FR: http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Godelier

wwi /internet/Biographies/Maurice_godelier-2009-11-18-12-46-43/

Michel Panoff

Ancien président de la société des Océanistes (Musée de l’Homme), Directeur de recherche émérite au CNRS,

</Auteur>

Print this entry | Print this page


La voie bouddhiste

by admin76 | septembre 26, 2009 5:38

Print this entry | Print this page

Cultiver
Amour,
Equanimité,
Compassion,

AhaggAr

Print this entry | Print this page


Le siècle de Lévi-Strauss, CNRS Editions

by admin76 | septembre 9, 2009 9:37

Print this entry | Print this page

<Abstract>

Claude Lévi-Strauss, né en novembre 1908, est bien plus que le fondateur de la théorie structuraliste française, le rénovateur de l’anthropologie, vénéré et étudié comme tel dans toutes les institutions culturelles, l’écrivain classique désormais publié dans la Pléiade. Ainsi que l’écrit Jean Daniel dans son avant-propos, il est celui qui « mieux que les autres, a conceptualisé l’altérité, la différence, la comparaison, l’accouchement du moi par l’autre ». Un savant sans doute, mais aussi un philosophe et un humaniste qui, étudiant de près, sur le terrain, les moeurs des civilisations qu’on disait « primitives », a pénétré au plus secret de ce qui nous fait hommes, tous différents, tous semblables.

</Abstract>

<Sommaire>

<Partie 1>La révolution Lévi-Strauss</Partie 1>

<Partie 2>D’un continent à l’autre</Partie 2>

</Sommaire>

<Auteurs>

</Auteurs>

Print this entry | Print this page

4 Comments

Lévy-Bruhl et la mentalité primitive

La thèse de Lévy-Bruhl est en fait plus subtile et plus complexe que l’affirmation d’une mentalité propre aux sociétés primitives et radicalement autre. Ce qu’il cherche à décrire dans des sociétés différentes de la notre, c’est une pensée qui est encore la nôtre, mais qui a cessé de paraître visible et énonçable parce qu’elle a été recouverte par la rationalité scientifique, qui a fini en quelque sorte par occuper l’ensemble de nos préoccupations au détriment d’autres façons de concevoir le monde. Il y a donc en nous des modes de pensée qui ont la même validité que la conception scientifique du monde, et que nous redécouvrons lors de la rencontre avec les sociétés dites primitives.

(…) C’est cependant ignorer que la thèse selon laquelle la pensée n’est constituée que de différences majeures – on pourrait dire la Différence -, qui est précisément celle entre pensée sauvage et pensée scientifique. C’est ce que Lévi-Strauss a illustré par l’exemple du bricolage : le bricoleur est le magicien de nos sociétés : ses pensées, de l’ordre d’un savoir-faire plus que d’un savoir, ne sont pas vraiment scientifiques mais elles fonctionnent. Il y a ce que Pierre Bourdieu appelle un « sens pratique », qui diffère en nature du savoir théorique.

Chamane et esprits: aux frontières du contre-monde

Le chamanisme plus ancienne religion de l’homme ? En réalité, son intérêt anthropologique est ailleurs. Sa grande adaptabilité montre surtout combien la pensée sauvage reste une manière essentielle de penser un monde dont ni la science ni la modernité n’arrivent à gommer la dimension aléatoire.

La tradition en mouvement des indiens Navajo

La notion de changement est au coeur de l’une – au moins – des versions de l’épistémologie navajo traditionnelle, dont la particularité est d’appréhender les mécanismes permettant d’incorporer de nouvelles catégories de personnes, de nouvelles techniques et de nouvelles façons de penser. L’accent est donc mis sur le sens à donner à ce qui est nouveau, ce qui implique l’acceptation de la variation et de la différence. L’être traditionnel n’est donc pas statique, il ne déteste ni ne cherche particulièrement à éviter le changement. Cela signifie aussi qu’il ne se maintient pas dans un état de pureté.

La pensée en réseau des Aborigènes

Quand l’art du traqueur ne suffit pas à se retrouver en brousse, on peut recourir au rêve pour se projeter dans un voyage de lecture mythique de l’environnement. De même, un chant, une peinture et une danse qui relient mentalement les lieux nommés, peints ou dansés, permettent aussi bien de mémoriser des connexions entre les gens et leur environnement que d’en produire de nouvelles. Grâce à cette conjonction d’action ritualisées, la personne perdue va recevoir des éléments qui lui serviront à retrouver sa route.

Helen Fisher, Histoire naturelle de l’amour, Hachette

by admin76 | septembre 3, 2009 2:44

Print this entry | Print this page

<Abstract>

A la lumière des mécanismes chimiques, génétiques et biologiques que l’homme a en commun avec l’animal, Helen Fisher analyse notre comportement sexuel et amoureux à travers les âges. Des premières hordes humaines jusqu’au couple moderne, elle parle de l’amour, du coup de foudre, des rapports sexuels, du mariage, de l’adultère, du divorce et de la famille. Un retour aux sources de l’humanité pour expliquer la naissance et l’évolution du sentiment amoureux. Une approche nouvelle et originale du couple et de l’amour.

</Abstract>

<Sommaire>

<Chapitre 1>La séduction. Aquoi jouent les hommes. </Chapitre 1>

<Chapitre 2>La passion amoureuse. Pourquoi lui ? Pourquoi elle ?</Chapitre 2>

<Chapitre 3>Des liaisons humaines. La monogamie est-elle naturelle ? </Chapitre 3>

<Chapitre 4>Pourquoi l’adultère ? L’essence de l’infidélité</Chapitre 4>

<Chapitre 5>Divorce, mode d’emploi. La démangeaison des quatre ans. </Chapitre 5>

<Chapitre 6> »Quand, à l’état sauvage, le noble primitif parcourait les bois ». La vie parmi nos ancêtres arboricoles.</Chapitre 6>

<Chapitre 7>Chassé de l’Eden. De l’origine de la monogamie et de l’abandon de famille.</Chapitre 7>

<Chapitre 8>Eros. L’émergence des émotions sexuelles.</Chapitre 8>

<Chapitre 9>Le chant des sirènes. Evolution de l’anatomie sexuelle humaine.</Chapitre 9>

<Chapitre 10>Pourquoi les hommes ne ressemblent-ils pas plus aux femmes ? Le développement du cerveau sexuel de l’homme.</Chapitre 10>

<Chapitre 11>Femmes, hommes et pouvoir, Histoire naturelle des rapports de forces entre les sexes. </Chapitre 11>

<Chapitre 12>Presque humain. La genèse des liens de parenté et l’apparition de l’adolescence. </Chapitre 12>

<Chapitre 13>La première société d’abondance. La conscience prend son essor. </Chapitre 13>

<Chapitre 14>L’amour volage. Roman des temps passés. </Chapitre 14>

<Chapitre 15> »Jusqu’à ce que la mort nous sépare ». apparition de l’inégalité sexuelle en Occident.</Chapitre 15>

<Chapitre 16>La sexualité du futur. En avant vers le passé !</Chapitre 16>

</Sommaire>

<Auteur>

Helen Fisher:

Wikipedia EN: http://en.wikipedia.org/wiki/Helen_Fisher_(anthropologist)

wwi: /internet/Biographies/Helen_fisher-2009-12-04-15-17-06/

</Auteur>

Print this entry | Print this page


Jean Malaurie, Terre Mère, CNRS Editions

by admin76 | septembre 1, 2009 7:37

Print this entry | Print this page

<Abstract>

Nous sommes des veilleurs de nuit face à une mondialisation sauvage, à un développement désordonné. Si nous n’y prenons garde, ce sera un développement dévastateur. La Terre souffre. Notre Terre Mère ne souffre que trop. Elle se vengera. Et déjà les signes sont annoncés.

</Abstract>

<Sommaire>

</Sommaire>

<Auteur>

Jean Malaurie:

WIKIPEDIA FR: http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Malaurie

wwi: /internet/Biographies/Jean_Malaurie-2009-12-04-15-20-31/fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Malaurie.html

</Auteur>

Print this entry | Print this page


Daniel Goleman, Surmonter les émotions destructrices, Pocket

by admin76 | février 22, 2009 9:22

Print this entry | Print this page

<Abstract>

Selon la philosophie bouddhiste, la source du malheur est à rechercher dans « trois poisons »: le désir, la colère, l’illusion… Pour les surmonter et atteindre le but ultime de l’existence – le bonheur -, elle a élaboré une méthode qui constitue une véritable science de l’esprit humain.

C’est pour en débattre qu’un petit groupe de penseurs et de scientifiques de renommée mondiale s’est réuni autour du Dalaï-Lama en mars 2000.

</Abstract>

<Sommaire>

<Chapitre 1>Une collaboration scientifique</Chapitre 1>

<Chapitre 2>Premier jour: Que sont les émotions destructrices ?</Chapitre 2>

<Chapitre 3>Deuxième jour: Les sentiments au quotidien</Chapitre 3>

<Chapitre 4>Troisièmejour: Des fenêtres sur le cerveau</Chapitre 4>

<Chapitre 5>Quatrième jour: Acquérir des aptitudes émotionelles</Chapitre 5>

<Chapitre 6>Cinquième jour: Des motifs d’optimisme</Chapitre 6>

<Postface>Le voyage continue</Postface>

</Sommaire>

<Auteur>

Daniel Goleman: http://www.danielgoleman.info

wwi: /internet/M%C3%A9decine/Daniel_Goleman-2009-12-04-12-59-06/

</Auteur>

</Auteur>

Print this entry | Print this page

3 Comments

7 cultiver l’équilibre émotionnel

Les circuits de l’émotion et de la cognition sont entrelacés – et le bouddhisme les tient précisément pour inextricables. (…)On dit que plus on prolonge sa méditation, plus on approfondit sa connaissance et sa prise de conscience.
(…) Nous disons qu’il faut cultiver quatre choses: l’amour, l’équanimité, la compassion et la réjouissance.

La méditation de l’attention vigilante: une forteresse contre les émotions destructrices.

« Ainsi, selon le satipatthana, il faut d’abord cultiver la conscience et l’attention, en se focalisant sur le corps, sur la respiration, et sur la vigilance envers nos sensations. Aussi longtemps que l’on vit dans l’attention et la vigilance, l’esprit devient une forteresse innacessible aux émotions destructrices. Elles ne pourront rien nous faire. »

Les effets des émotions

D’abord, les lobes frontaux, l’amygdale et l’hippocampe sont abondamment raccordés au corps, en particulier au système immunitaire, au système endocrinien, qui régule les hormones, et au système nerveux autonome, qui règle les battements du coeur, la tension, etc. Tout ceci commence à nous donner des indices sur la façon dont l’esprit peut influencer le corps et nous permet de mieux comprendre l’effet des émotions non seulement sur notre santé mentale, mais sur notre santé physique.

Sun Chaoying, Neuf chants du Dragon, Editions You Feng

by admin76 | juin 18, 2008 10:21

Print this entry | Print this page

<Abstract>

Il s’agit d’une série de conférences sur l’imaginaire chinois et comparé avec celui occidental, prononcées au cours de colloques internationaux organisés entre 1994 – 2003, à la Sorbonne, à l’E.N.S, à Grenoble, à Dijon, à Nice, à Mans, à Cerisy, à Perpignan …, dont la plupart ont été publiés dans des revues ou ouvrages collectifs.

(…)

Abordant des thèmes fondamentaux et incontournables qui constituent le noyau de l’imaginaire chinois: Aspect « Nocture » de la Structure de l’Imaginaire Chinois, Mythe de l’Origine de l’homme, « Réception » du Lettré et de l’Humaniste, l’Age de la « Grande Concorde », l’imaginaire du Vêtement Chinois, de l’Ile des Immortels, de la Montagne, du Changement et du Dragon…

</Abstract>

<Sommaire>

<Chapitre 1>Esquisse d’un dictionnaire des symboles chinois: difficultés et problèmes</Chapitre 1>

<Chapitre 2>L’origine de l’homme à partir de « Le rêve de Dieu » de Qian Zhonshu</Chapitre 2>

<Chapitre 3>Lettré et humaniste</Chapitre 3>

<Chapitre 4>L’age d’or, du Tibre au fleuve Jaune</Chapitre 4>

<Chapitre 5>L’androgénie du vêtement en Chine</Chapitre 5>

<Chapitre 6>L’Atlandide du … Pacifique ?</Chapitre 6>

<Chapitre 7>Le mont de l’Est (Taishan)</Chapitre 7>

<Chapitre 8>Yijing: le Dao du Changement</Chapitre 8>

<Chapitre 9>Renversement asiatique du dragon occidental</Chapitre 9>

<Auteur>

Sun Chaoying, Docteur ès Lettres et Habilitée à Diriger des REcherches (France), diplômée de l’Université de Wuhan (R.P de Chine), de l’Unjiversité de Bordeaux III, de l’université de genève (Suisse) et de l’université de Perpignan, est auteur d’une monographie sur la mythologie rabelaisienne et l’Imaginaire de la Renaissance européenne (Rabelais. Mythes, images et sociétés, Desclée de Brouwer 2000) et co-auteur avec G.Durand, fondateur des Centres de REcherches sur l’Imaginaire de renommée mondiale (Mythe, thèmes et variations, Desclée de Brouwer, 2000). Elle est aussi traductrice de Qian Zhongshu et de Su Dongpo aux Editions Gallimard (Coll « Connaissance de l’Orient »).

</Auteur>

Print this entry | Print this page


Gilbert Rouget, la musique et la transe, gallimard

by admin76 | février 19, 2008 4:41

Print this entry | Print this page

<Abstract>

Que ce soit en Sibérie ou en Terre de feu, au Viêt-nam, en Italie ou au Brésil, dans l’antiquité ou de nos jours, la musique est partout associée à la transe. Pourquoi ? Serait elle douée comme certains le pensent, d’un mystérieux pouvoir, capable à lui seul de jeter les gens dans cet état de folie que les Grecs appelaient mania ? On serait parfois tenté de le croire, mais il n’en ai rien.

</Abstract>

<Sommaire>

<Partie 1/>

<Chapitre 1>Transe et possession</Chapitre 1>

<Chapitre 2>Dynamique de la possession</Chapitre 2>

<Chapitre 3>Musique et possession</Chapitre 3>

<Chapitre 4>Musique, chamanisme, mediumnisme, exorcisme</Chapitre 4>

<Chapitre 5>L’étrange mécanisme</Chapitre 5>

<Partie 2/>

<Chapitre 6>Musique et transe chez les grecs</Chapitre 6>

<Chapitre 7>Renaissance et opéra</Chapitre 7>

<Chapitre 8>Musique et transe chez les arabes</Chapitre 8>

<Conclusion/>

</Sommaire>

<Auteur>

Gilbert Rouget

Directeur de Recherche Honoraire du CNRS
Membre de l’UMR 8574 du CNRS

Wikipedia FR: http://fr.wikipedia.org/wiki/Gilbert_Rouget

wwi: /internet/Biographies/Gilbert_rouget-2009-12-04-15-44-13/

</Auteur>

Print this entry | Print this page


Archie Fire Lame Deer, Le cercle sacré, Albin Michel

by admin76 | février 19, 2008 4:34

Print this entry | Print this page

<Abstract>

Après une enfance sioux passée sur la réserve de Rosebud, dans le Dakota du Sud, Archie fut tour à tour militaire en Corée, figurant et cascadeur à Hollywood, cow-boy et chasseur de serpents à sonnette. Mais cette existence, parfois difficile, qui l’amena à rééxaminer les valeurs et la philosophie de son peuple, s’est transformée en une quête initiatique dominée par l’extraordinaire figure de son père. Engagé sur la voie de la tradition et de la spiritualité, Archie est devenu homme-médecine.

</Abstract>

<Sommaire>

</Sommaire>

<Auteur>

WIKIPEDIA EN, http://en.wikipedia.org/wiki/Lame_Deer

wwi: /internet/Biographies/Lame_deer-2009-12-04-15-37-12/

<Auteur>

Print this entry | Print this page


Mircea Eliade, Initiation, rites, sociétés secrètes, folio

by admin76 | février 19, 2008 4:27

Print this entry | Print this page

<Abstract>

C’est une affirmation courante que le monde moderne, entre autres caractéristiques, se distingue par la disparition de l’initiation. D’une importance capitale dans les sociétés traditionnelles, l’initiation est pratiquement absente de la société occidentale de nos jours. Certes, les différentes confessions chrétiennes montrent encore, dans une mesure variable, les traces du mystère initiatique.

</Abstract>

<Sommaire>

<Chapitre 1>Rites de puberté et initiations tribales dans les religions primitives</Chapitre 1>

<Chapitre 2>Rites de puberté et initiations tribales dans les religions primitives(suite)</Chapitre 2>

<Chapitre 3>Des rites de puberté aux cultes secrets</Chapitre 3>

<Chapitre 4>Initiations individuelles et sociétés secrètes</Chapitre 4>

<Chapitre 5>Initiations militaires et initiations chamaniques</Chapitre 5>

<Chapitre 6>Thèmes initiatiques dans les grandes religions</Chapitre 6>

</Sommaire>

<Auteur>

WIKIPEDIA FR, http://fr.wikipedia.org/wiki/Mircea_Eliade

wwi: /internet/Biographies/Mircea_eliade-2009-12-04-15-40-43/

</Auteur>

Print this entry | Print this page


Sabine Hargous, Les appeleurs d’âmes, Albin Michel

by admin76 | février 19, 2008 1:00

Print this entry | Print this page

<Abstract>

Cet ouvrage est fondé sur de longues enquêtes, et des observations que l’auteur, ethnologue, a mené auprès des populations indigènes de l’Amérique du Sud andine, où survivent, malgré des siècles d’oppression catholique, les mythes et cultes précolombiens.

C’est une tentative d’approche de cet univers magique ou le donné, le garanti, n’existant pas, la présence humaine est constamment menacée de se perdre, d’être volée par une puissance; c’est pourquoi le sorcier, quelle que soit son appellation locale, est une institution fondamentale et absolument nécessaire à la cohésion de ces sociétés.

</Abstract>

<Sommaire>

<Partie 1>La pathogénie indigène</Partie 1>

<Partie 2>Le diagnostic</Partie 2>

<Partie 3>Les rites magiques</Partie 3>

</Sommaire>

<Auteur>

Sabine Hargous

</Auteur>

Print this entry | Print this page


Revue Diogène, Chamanismes, puf

by admin76 | février 19, 2008 11:38

Print this entry | Print this page

<Abstract>

Longtemps dénigré pour son caractère « primitif et sauvage », le chamanisme jouit, depuis le dernier tiers du XXe siècle, d’un engouement remarquable en Occident. Voué à disparaître aux yeux de l’histoire, il a ressurgi depuis la décolonisation et la fin du communisme un peu partout dans le monde. Ce recueil international et pluridisciplinaire, brosse un éventail de manifestations contemporaines faisant appel à la notion de chamanisme.

</Abstract>

<Sommaire>

<Partie 1>Chamanismes « traditionnels »</Partie 1>

<Partie 2>Adaptation et renouveau</Partie 2>

<Partie 3>Interprétations et réinventions occidentales</Partie 3>

</Sommaire>

<Auteur>

</Auteur>

Print this entry | Print this page


Elan Noir, Les rites secrets des indiens sioux, éditions du rocher

by admin76 | février 19, 2008 11:27

Print this entry | Print this page

<Abstract>

Elan Noir (Hehaka Sapa) était un chef religieux de la tribu des Sioux oglala. Les deux écrits qu’il nous a laissés, ses Mémoires parus sous le titre Elan Noir parle et Les rites secrets des indiens sioux, recueillis respectivement par John Neihardt et Joseph Epes Brown, sont considérés comme les deux grands classiques sur la religion des Indiens des Plaines et furent à l’origine de tout le mouvement de renouveau et de réhabilitation en faveur des Indiens.

</Abstract>

<Sommaire>

<Chapitre 1>La descente de la Pipe Sacrée</Chapitre 1>

<Chapitre 2>La garde de l’âme</Chapitre 2>

<Chapitre 3>Le rite de purification</Chapitre 3>

<Chapitre 4>L’imploration d’une vision</Chapitre 4>

<Chapitre 5>La danse du soleil</Chapitre 5>

<Chapitre 6>L’apparentage</Chapitre 6>

<Chapitre 7>Préparation de la jeune fille aux devoirs de la femme</Chapitre 7>

<Chapitre 8>Le lancement de la Balle</Chapitre 8>

<Sommaire>

<Auteur>

WIKIPEDIA EN, http://en.wikipedia.org/wiki/Black_Elk

wwi: /internet/Biographies/Elan_noir-2009-12-04-15-48-45/

</Auteur>

Print this entry | Print this page


Jean-Louis Brunaux, Les Druides, Seuil

by admin76 | février 17, 2008 1:11

Print this entry | Print this page

<Abstract>

Qui sont les druides ? Depuis l’antiquité, ils suscitent un étrange intérêt et demeurent énigmatiques. S’ils ont eux-mêmes cultivé le mystère, mythes et idéologie ont, durant les deux milles ans qui ont suivi leur disparition, contribué à brouiller encore davantage leur image. Prêtres, magiciens, devins, maître à penser ésotériques: les fonctions qui leur ont été attribuées sont aussi diverses que contradictoires.

</Abstract>

<Sommaire>

<Partie 1>Le mythe des druides</Partie 1>

<Partie 2>Les origines</Partie 2>

<Partie 3>Les druides dans la société</Partie 3>

</Sommaire>

<Auteur>

Jean-louis Brunaux est chercheur au CNRS (Laboratoire d’archéologie de l’ENS). Il a dirigé de nombreuses fouilles archéologiques. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la civilisation gauloise.

WIKIPEDIA FR, http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Brunaux

wwi: /internet/Biographies/Jean_louis_brunaux-2009-12-04-15-51-50/

</Auteur>

Print this entry | Print this page


Philippe Carrer, Le matriarcat psychologique des Bretons, Payot

by admin76 | février 17, 2008 12:47

Print this entry | Print this page

<Abstract>

Comment admettre qu’un type d’organisation familiale aussi répandu que la matriarcat psychologique, privilégiant l’image de la mère le plus souvent au détriment de celle du père, ne donne pas une teinte particulière à la pathologie mentale des populations bretonnes ? Ce matricentrisme, qui pourrait ne pas être pathogène en soi, le devient à coup sûr dans le cadre d’un patriarcat déclinant, tandis que se poursuivent les effets néfastes du choc des cultures auquel sont confrontés les Bretons, surtout depuis le XVIIe siècle.

</Abstract>

<Sommaire>

<Chapitre 1>Pour une ethnopsychatrie en Bretagne</Chapitre 1>

<Chapitre 2>La dimension ethnique et culturelle en pathologie mentale</Chapitre 2>

<Chapitre 3>Le matriarcat psychologique</Chapitre 3>

<Chapitre 4>Repérage de la fixation à la mère</Chapitre 4>

<Chapitre 5>Réponses à cinq questions d’un quotidien régional sur l’ethnopsychatrie en Bretagne </Chapitre 5>

<Chapitre 6>Les Bretons: clefs ethno-culturel</Chapitre 6>

<Chapitre 7>Ethnopsychatrie et pratique quotidienne en Bretagne</Chapitre 7>

<Chapitre 8>Etats-limites et champ ethno-culturel</Chapitre 8>

<Chapitre 9>Le complexe de Konomor</Chapitre 9>

<Chapitre 10>L’alcoolisme en Bretagne</Chapitre 10>

<Chapitre 11>Les Bretons: ethno-histoire</Chapitre 11>

</Sommaire>

<Auteur>

Philippe Carrer est médecine, psychiatre et spécialiste de la civilisation bretonne. Il s’intéresse plus particulièrement à l’ethnopsychiatrie appliquée à la Bretagne. Il s’intéresse également à l’Histoire de Bretagne.

Dans les années 1980, il a présidé la « Société bretonne d’ethnopsychiatrie », qu’il avait fondée. À la même époque, il était également responsable de la section « anthropologie médicale » de l’Institut culturel de Bretagne.

WIKIPEDIA FR, http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Carrer

wwi: /internet/Biographies/Philippe_carrer-2009-12-04-15-54-28/

</Auteur>

Print this entry | Print this page


Erdoes, Ortiz, Et coyote créa le monde, Albin Michel

by admin76 | février 17, 2008 12:36

Print this entry | Print this page

<Abstract>

Transmis de génération en génération, les contes dans lesquels le plus humble, le plus faible, du moins en apparence, se joue d’un plus fort et plus puissant que lui, ont toujours fait les délices des enfants et des adultes, dans le monde entier et ce depuis des millénaires.

</Abstract>

<Sommaire>

<Partie 1>Et coyote créa le monde et un certain nombre de choses</Partie 1>

<Partie 2>A malin, malin et demi</Partie 2>

<Partie 3>Les aventures amoureuses de coyote</Partie 3>

<Partie 4>Méfiez-vous des gratte-cul</Partie 4>

<Partie 5>Iktomi, l’homme araignée</Partie 5>

<Partie 6>L’homme-araignée amoureux</Partie 6>

<Partie 7>Le cycle de veeho</Partie 7>

<Partie 8>Le cycle de Nixant et le cycle Sitconski </Partie 8>

<Partie 9>Lapin, maître magicien</Partie 9>

<Partie 10>Nanabozho et wesakaychak</Partie 10>

<Partie 11>Vieil-homme-napi choisit une épouse</Partie 11>

<Partie 12>Glooskap le grand</Partie 12>

<Partie 13>L’homme-squelette</Partie 13>

<Partie 14>Corbeau éclaire le monde</Partie 14>

</Sommaire>

<Auteur>

Alfonso Ortiz,

WEB, http://www.mnsu.edu/emuseum/information/biography/klmno/ortiz_alfonso.html

wwi: /internet/Biographies/Alfonso_ortiz-2009-12-04-15-58-14/

</Auteur>

Print this entry | Print this page


Erdoes, Ortiz, L’oiseau tonnerre et autres histoires, Albin Michel

by admin76 | février 17, 2008 12:25

Print this entry | Print this page

<Abstract>

Avant l’arrivée des blancs, la tradition orale constituait l’unique mode de transmission des contes, légendes et récits des Indiens d’Amérique du Nord. Richard Erdoes, écrivain, et Alfonso Ortiz, anthropologue, ont rassemblé un grand nombre de ces histoires léguées de génération en génération.

</Abstract>

<Sommaire>

<Partie 1>Garçon lapin</Partie 1>

<Partie 2>Le Lieu de l’émergence</Partie 2>

<Partie 3>L’oeil du grand esprit</Partie 3>

<Partie 4>Les épreuves du héros</Partie 4>

<Partie 5>compter les coups</Partie 5>

<Partie 6>Le chant des flûtes</Partie 6>

<Partie 7>Rirres et pleurs</Partie 7>

<Partie 8>quatre pattes, deux pattes et sans pattes</Partie 8>

<Partie 9>Un sifflement dans la nuit</Partie 9>

<Partie 10>Seuls les rochers et les montagnes vivent éternellement</Partie 10>

</Sommaire>

<Auteur>

Alfonso Ortiz,

WEB, http://www.mnsu.edu/emuseum/information/biography/klmno/ortiz_alfonso.html

wwi: /internet/Biographies/Alfonso_ortiz-2009-12-04-15-58-14/

</Auteur>

<Auteur>

</Auteur>

Print this entry | Print this page


Clyde Holler, La danse du soleil de Black Elk, Editions du rocher

by admin76 | février 17, 2008 9:55

Print this entry | Print this page

<Abstract>

C’est avec leur emblématique homme-médecine, l’Oglala Black Elk, considéré comme « le plus grand génie religieux des peuples indigènes d’Amérique du Nord », qu’est redéfinie le rite majeur des Sioux: la danse du soleil.

</Abstract>

<Sommaire>

<Chapitre 1>A la recherche du Black Elk historique</Chapitre 1>

<Chapitre 2>Les témoignages sur la danse du soleil classique 1866-1882</Chapitre 2>

<Chapitre 3>Les souvenirs de la danse du Soleil classique 1887-1911</Chapitre 3>

<Chapitre 4>La danse du soleil pendant le bannissement</Chapitre 4>

<Chapitre 5>Black Elk et le renouveau de la danse du Soleil</Chapitre 5>

<Chapitre 6>La danse du soleil des lakotas autrefois</Chapitre 6>

<Chapitre 7>Black Elk et la double participation</Chapitre 7>

</Sommaire>

<Auteur>

Clyde Holler, philosophe des religions réputé est l’auteur de nombreux articles et aussi du livre The black Elk Reader.

WIKIPEDIA EN, http://en.wikipedia.org/wiki/Black_Elk

wwi: /internet/Biographies/Elan_noir-2009-12-04-15-48-45/en.wikipedia.org/wiki/Black_Elk.html

</Auteur>

Print this entry | Print this page


Joseph Marshall III, le cercle de la vie, Albin Michel

by admin76 | février 17, 2008 9:32

Print this entry | Print this page

<Abstract>

Histoires et légendes ont bercé mon enfance. Elles étaient contées par mes grands-parents lakotas (…). A travers les âges, ce sont leurs enseignements qui ont façonné et transformé nos vies, et elles ont encore le pouvoir de le faire. (…) Elles ne transformeront pas un non lakota en lakota, mais ont beaucoup à offrir à quiconque est curieux de la vie.

</Abstract>

<Sommaire>

<Chapitre 1>L’humilité </Chapitre 1>

<Chapitre 2>La persévérance</Chapitre 2>

<Chapitre 3>Le respect</Chapitre 3>

<Chapitre 4>L’honneur</Chapitre 4>

<Chapitre 5>L’amour</Chapitre 5>

<Chapitre 6>Le sacrifice</Chapitre 6>

<Chapitre 7>La vérité</Chapitre 7>

<Chapitre 8>La compassion</Chapitre 8>

<Chapitre 9>La bravoure</Chapitre 9>

<Chapitre 10>La force d’âme</Chapitre 10>

<Chapitre 11>La générosité</Chapitre 11>

<Chapitre 12>La sagesse</Chapitre 12>

</Sommaire>

<Auteur>

Ecrivain et historien, Joseph Marshall appartient à la tribu des Sicangu Lakotas ou Sioux Brûlés. Il est l’auteur d’une formidable biographie de Crazy Horse.

WIKIPEDIA EN, http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_M._Marshall_III

WEB, http://www.thunderdreamers.com/

wwi: /internet/Biographies/Joseph_Marshall_III2-2009-12-04-16-04-52/

</Auteur>

Print this entry | Print this page


Dr Yang Jwing-Ming, Kung-fu Shaolin, Budo

by admin76 | février 6, 2008 12:21

Print this entry | Print this page

<Abstract>

Longtemps attendu, cet ouvrage du célèbre docteur Yang Jwing-Ming, clair et pratique, présente à travers le style de la Grue Blanche (Bai He), un des styles de kung-fu chinois les plus connus en Occident, l’essence même des arts martiaux chinois. Le chi-kung chinois (Qigong) est une partie intégrante de ce style et un moyen infaillible d’accéder à la puissance martiale explosive, connue sous le nom chinois de « jin ».

</Abstract>

<Sommaire>

<Partie 1>Concepts généraux</Partie 1>

<Chapitre 1>A propos des arts martiaux chinois</Chapitre 1>

<Chapitre 2>A propos du chi-kung chinois</Chapitre 2>

<Chapitre 3>A propos de l’art martial de la Grue Blanche</Chapitre 3>

<Partie 2>Le chi-kung de la Grue Blanche</Partie 2>

<Chapitre 4>Théorie</Chapitre 4>

<Chapitre 5>Le chi-kung dure de la Grue (kung-fu de la Force de la Grue)</Chapitre 5>

<Chapitre 6>Le chi-kung doux de la Grue (Kung-fu du vol de la Grue)</Chapitre 6>

<Partie 3>Le Jin de la Grue Blanche</Partie 3>

<Chapitre 7>Théorie du Jin</Chapitre 7>

<Chapitre 8>Schémas des Jin de la Grue Blanche</Chapitre 8>

<Chapitre 9>Conclusion</Chapitre 9>

</Sommaire>

<Auteur>

Le docteur Yang Jwing-Ming est, parmi les enseignants d’arts martiaux chinois, l’un des auteurs les plus célébrés et respectés d’Occident. Il est expert des styles de la Grue Blanche (Bai He) et du Long Poing (Changquan), en taïchi-chuan (Taijiquan), en chi-kung (Qigong) et en médecine traditionnelle.

Natif de Taïwan, il a quarant-cinq années de pratique et a écrit plus de trente ouvrage qui font autorité. Installé près de Boston, aux Etats-Unis, il est le fondateur d’un centre de recherche ou il enseigne ces disciplines à des étudiants venus du monde entier. Il est demandé dans tous les pays, notamment en France, pour animer des séminaires et des stages.

WIKIPEDIA FR, http://fr.wikipedia.org/wiki/Yang_Jwing-Ming

wwi: /internet/Qi_gong/Yang_jwing_ming-2009-12-04-09-41-51/

</Auteur>

Print this entry | Print this page


Yogi Tchouzar Pa, Le dernier Lama guerrier, Presse du Châtelet

by admin76 | février 5, 2008 9:55

Print this entry | Print this page

<Abstract>

Le Sengueï Ngaro, ou « rugissement du lion », s’est transmis depuis le XVé siècle, sous le sceau du secret, au sein d’une lignée de lamas guerriers.

En 1956, le monastère tibétain où est dispensé l’enseignement de cet art martial est détruit par les forces chinoises. Les moines sont massacrés. L’unique survivant, Lama Bui, parvient cependant à gagner l’Europe.

</Abstract>

<Sommaire>

<Partie 1>Origine et histoire du Sengueï Ngaro</Partie 1>

<Chapitre 1>Le rugissement du lion</Chapitre 1>

<Chapitre 2>La lignée ininterrompue du Sengueï Ngaro</Chapitre 2>

<Partie 2>La philosophie du Sengueï Ngaro</Partie 2>

<Chapitre 1>Ce qui est à rejeter</Chapitre 1>

<Chapitre 2>Ce qui est à adopter</Chapitre 2>

<Partie 3>La pratique martiale du Sengueï Ngaro</Partie 3>

<Chapitre 1>Les techniques profondes du Sengueï Ngaro</Chapitre 1>

<Chapitre 2>Les techniqes secrètes des dix animaux</Chapitre 2>

<Chapitre 3>Les techniques ultimes du Sengueï Ngaro</Chapitre 3>

<Partie 4>Yogi Tchouzar, l’essence du Sengueï Ngaro</Partie 4>

<Chapitre 1>Les techniques excellentes du Sengueï Ngaro</Chapitre 1>

<Chapitre 2>Les quatre éléments</Chapitre 2>

<Partie 5>Le royaume de Shambhala</Partie 5>

<Chapitre 1>Sengueï Ngaro et Shambhala</Chapitre 1>

<Chapitre 2>Guésar de Ling</Chapitre 2>

<Chapitre 3>L’épée adamantine</Chapitre 3>

</Sommaire>

<Auteur>

Yogi Tchouzar Pa, bouddhiste français, est aujourd’hui le dépositaire et le gardien de la mémoire de cet art disparu.

</Auteur>

Print this entry | Print this page


Fremantle, Trungpale livre des morts tibétain,

by admin76 | janvier 30, 2008 11:59

Print this entry | Print this page

<Abstract>

Le Livre des Morts Tibétain peut donner lieu à une incompréhension fondamentale. L’aborder avec des comparaisons faites en termes de mythologie et de coutumes mortuaires serait manquer l’essentiel: le continuel retrour de la vie, du principe fondamental de naissance et de mort.

On pourrait intituler ce livre « Le Livre tibétain de la naissance ».

</Abstract>

<Sommaire>

<Introduction/>

<Chapitre 1>La Grande Libération par l’audition pendant le bardo</Chapitre 1>

<Chapitre 2>Bardo précédant la mort et bardo paisible de la dharmata</Chapitre 2>

<Chapitre 3>Bardo ddes divinités terribles de la dharmata</Chapitre 3>

<Chapitre 4>Bardo du devenir</Chapitre 4>

<Chapitre 5>Prières-guide</Chapitre 5>

<Chapitre 6>Prière-guide appelant les Bouddhas et les Bodhisattvas au secours</Chapitre 6>

<Chapitre 7>Les principaux vers des six bardos</Chapitre 7>

<Chapitre 8> Prière-guide pour la délivrance du passage dangereux du bardo</Chapitre 8>

<Chapitre 9>Prière du bardo qui protège de la peur</Chapitre 9>

<Chapitre 10>Prononciations des mots sanscrits</Chapitre 10>

<Glossaire/>

</Sommaire>

<Auteur>

</Auteur>

Print this entry | Print this page

3 Comments

Introduction

Le concept de faute, par exemple, est inévitablement associé aux notions de péché originel, de culpabilité et de châtiment, qui ne tiennent aucune place dans les enseignements orientaux. Le bouddhisme, quant à lui, cherche la cause première de la faute et de la souffrance, et découvre qu’elle réside en la croyance en un soi, ou ego, au centre de l’existence. Cette croyance est elle-même causée non par une prédisposition mauvaise, mais par l’inconscience ou l’ignorance de la vraie nature de l’existence.

(…) Des concepts, comme ceux de conditionnements, de modèles de pensée névrotiques et d’influences inconscients, semblent plus appropriés que des termes religieux conventionnels. Dans le commentaire, des mots comme névrose et paranoïa sont utilisés pour décrire non des états pathologiques, mais des résultats naturels de cette condition fondamentale de l’esprit.

La grande libération par l’audition pendant le Bardo

Commentaire par Chögyan Trungpa, Rinpoche

Le Livre des Morts tibétain peut donner lieu à une incompréhension fondamentale. L’approche consistant à le comparer au Livre des Morts égyptien en termes de mythologie et de coutumes mortuaires, semble manquer l’essentiel : le continuel retour dans la vie, du principe fondamental de naissance et de mort. On pourrait intituler ce livre: « Le Livre tibétain de la naissance. » Le texte n’est pas basé sur la mort en tant que telle, mais sur une conception complètement différente de la mort. C’est un livre de l’espace. L’espace contient la naissance et la mort ; il crée l’environnement dans lequel on se comporte, on respire, on agit; il est le milieu primordial, source de ce livre.

(…)

La civilisation prébouddhiste Bön du tibet contenait des indications très précises sur la façon de traiter les forces psychiques laissées derrière un mort, les traces ou la température, pour être plus précis, demeurant après son départ. Il semble que la tradition Bön du Tibet et la tradition égyptienne soient basées sur ce type particulier d’expérience consistant à savoir comment se référer aux traces plutôt qu’à la conscience d’une personne.

Le concept de Voie: « La voie ne peut être vue ni entendue. Ce qui peut être vu et entendu ne sont que les traces laissées par la Voie » Le sermon du Tengu: ./?p=217

(…)

Bardo signifie intervalle. Il ne s’agit pas seulement d’un intervalle suspendu après notre mort, mais aussi d’une suspension pendant la vie. L’expérience du bardo fait partie de notre formation psychologique de base. Expérience de paranoïa et d’incertitude dans la vie quotidienne, comme le fait de ne pas savoir vraiment ce que nous avons demandé, ni ce vers quoi nous allons, ou de n’être pas très sûr de ce qui se passe.

(…)
Autrement dit, il s’agit d’une autre approche psychologique de nous-mêmes, pratiquement dans les termes d’une situation méditative. Personne ne va nous sauver, tout est laissé à l’individu, à l’engagement de ce que nous sommes. Les gourous et amis spirituels peuvent nous inciter à cette démarche, mais fondamentalement, ils n’ont pas de fonction.

La grande libération par l’audition pendant le Bardo

Commentaire par Chögyan Trungpa, Rinpoche

Mais si nous ne pouvons avoir de contact avec l’intelligence première, et si notre processus de pensée est encore envahi par une énergie confuse, celle-ci se développe alors aveuglément et finit par tomber de l’énergie absolue de la luminosité dans différents niveaux de ce que l’on peut appeler l’énergie diluée. Une tendance fondamentale à se saisir des choses commence à se développer dans cet état de luminosité et de là, naît l’expérience plus ou moins intense des six mondes. (…) Nous pouvons regarder maintenant les six mondes du point de vue des différents types d’instinct.

(…)
Le monde infernal
Originellement, la paranoïa et la terreur étaient censées lutter contre quelque chose, mais on ne sait pas très bien contre quoi exactement. Le tout ayant pris forme, la terreur se retourne contre elle-même ; en essayant de frapper la projection comme étant quelque chose d’extérieur, nous nous frappons nous-mêmes.
C’est comme l’histoire de l’ermite qui, voyant un gigot de mouton devant lui, voulut le prendre et le cuire. Son maître lui dit de le marquer d’une croix, il découvrit ensuite que la croix était sur sa propre poitrine. C’est cette sorte de notion: nous pensons qu’il y a quelque chose d’extérieur à combattre et à vaincre.(…) Nous sommes en colère contre quelque chose et essayons de le détruire mais en même temps le processus devient auto-destructeur.

(…)
Le monde des esprits affamés
C’est comme si l’on était complètement repu, tellement que l’on ne puisse plus manger ; mais comme on adore manger, on commence à halluciner l’odeur de nourriture et le plaisir de manger, de goûter, de mâcher, d’avaler et de digérer. Le processus entier semble somptueux et l’on envie énormément tous ceux qui peuvent réellement avoir faim et manger.
L’image d’une personne possédant un ventre énorme avec un cou et une bouche minuscule symbolise cette situation.

(…)

Le monde animal
Le monde animal est caractérisé par l’absence du sens de l’humour. Nous découvrons que nous ne pouvons rester neutres dans la luminosité. Nous commençons à faire le sourd-muet, à jouer intelligemment à l’ignorant, indiquant par là que nous sommes en train de dissimuler complètement une autre zone, celle du sens de l’humour.
Les animaux ne peuvent ni rire, ni sourire ; tout en connaissant la joie et la souffrance, ils ignorent, en quelque sorte, l’ironie et le sens de l’humour.

(…)
Le monde humain
Le monde humain apporte un autre type de situation, légèrement différente de celle du monde animal qui est un état de survie et de vie. Le monde humain est basé sur la passion, sur la tendance à explorer et à profiter. C’est le lieu de la recherche et du développement, de l’effort constant en vue de s’enrichir. Le monde humain est en un sens plus proche psychologiquement de cette particularité qu’à l’esprit affamé de toujours rechercher quelque chose ; mais il se rapproche du monde animal par la tendance à avoir une action prévisible. Autre chose se lie au monde humain, une étrange sorte de suspicion qui accompagne la passion et qui rend les êtres humains plus retors, plus rusés. ils deviennent capable d’inventer toutes sortes d’outils de les développer de toutes sortes de façons très sophistiquées, de manière à attraper une autre personne rusée. Cette dernière développe à son tour son propre équipement et ses anti-outils. Nous édifions ainsi notre monde avec une constance remarquable, et obtenons des succès extraordinaires, mais la construction des outils et des anti-outils se développe en escalade, introduisant de plus en plus d’occasions de provoquer passions et intrigues. Finalement, nous nous avérons incapables d’achever une telle entreprise. Nous sommes sujets à la naissance et à la mort. L’expérience peut naïtre, mais elle peut aussi mourrir ; nos découvertes sont peut être temporaires et soumises à l’impermanence.

Impermanence: Qualité de ce qui n’est pas permanent. L’impermanence d’un état de choses, d’un équilibre.
Un indicateur de l’intelligence pourrait être la maîtrise de la permanence de quelque chose.

(…)

Le monde des dieux jaloux

Le monde des asuras ou dieux jaloux est le monde où la communication est la plus élevée : nous avons là une situation très intelligente. Lorsque nous sommes séparés soudainement de la luminosité, nous nous sentons perdus, désorientés, comme si quelqu’un nous avait abandonné en plein désert. Nous avons tendance à nous retourner et à soupçonner notre propre ombre. Est-elle réelle, ou le résultat de la stratégie de quelqu’un ? (…) Cela est nommé le monde de la jalousie ou de l’envie mais il ne s’agit pas de l’envie ou de la jalousie telles que nous les concevons habituellement. Il s’agit de quelque chose d’extrêmement fondamental, basé sur la survie et le gain. Contrairement au monde humain ou animal, ce monde des dieux jaloux fonctionne purement dans la sphère de l’intrigue. (…) cette intrigue peut se batir sur toute espèce de relation: émotionnelle, amicale, pédagogique, ou autre.

(…)
Le monde divin
Le stade final est le monde divin, deva-loka. Là encore, la personne s’éveillant ou quittant la luminosité, vient une sorte de plaisir inattendu qu’elle veut maintenir. (…) au lieu de nous dissoudre complètement dans un plan neutre, nous réalisons soudain notre individualité ; celle-ci nous apporte le sens de la responsabilité et nous soutient. (…) tel est le monde des dieux, connu comme étant celui de l’orgueil. Orgueil dans le sens de la construction de son propre corps centralisé, de la préservation de sa propre santé: autrement dit, c’est une intoxication par l’existence de l’ego.

Le point de vue est observateur, certe un peu péremptoire, et diagnostique les écueils de l’intelligence à différents niveaux de conscience. Le « niveau de conscience » est un terme générique qui peut être mis en parallèle avec un besoin spécifique telle la pyramide de Maslow. La suite du livre dira si les antidotes sont révélés.

Sslq Dalaï-Lama, Le pouvoir de l’esprit, entretiens avec des scientifiques, Fayard

by admin76 | janvier 28, 2008 4:57

Print this entry | Print this page

<Abstract>

De quoi est fait l’esprit humain ? La pensée se réduit-elle aux phénomènes cérébraux ? L’esprit et le cerveau sont-ils une seule et même chose ? La science peut elle prétendre avoir inventorié totes les formes de conscience ? Comment savons nous ce que nous savons ?

Un philosophe, un neurologue, trois psychiatres, un spécialiste des neurosciences ont confronté leurs points de vue à celui du Dalaï-Lama, au cours d’une série d’entretiens tenus à New Port Beach en Californie, dans le cadre d’un cycle de rencontres privées destinées à stimuler les recherches scientifiques.

</Abstract>

<Sommaire>

<Introduction>Les sciences du cerveau comme chemin vers la paix</Introduction>

<Chapitre 1>Vers une science naturelle de l’esprit humain</Chapitre 1>

<Chapitre 2>Réponse bouddhiste</Chapitre 2>

<Chapitre 3>Les niveaux de conscience : du plus grossier au plus subtil</Chapitre 3>

<Chapitre 4>La carte des fonctions cérébrales: la preuve par les lésions de zones spécifiques du cerveau</Chapitre 4>

<Chapitre 5>Conscience subliminale et souvent des vies antérieures</Chapitre 5>

<Chapitre 6>Vers une anatomie de la mémoire</Chapitre 6>

<Chapitre 7>Le contrôle cérébral du sommeil et du rêve</Chapitre 7>

<Chapitre 8>Les manifestations de la conscience subtile</Chapitre 8>

<Chapitre 9>Qu’est ce qu’une preuve scientifique ?</Chapitre 9>

<Chapitre 10>Maladie psychiatriques et psychopharmacologie</Chaptire 10>

<Chapitre 11>Les limites de l’intervention</Chapitre 11>

<Chapitre 12>Déconstruction bouddhiste du soi</Chapitre 12>

</Sommaire>

<Auteur>

WIKIPEDIA FR, http://fr.wikipedia.org/wiki/Dala%C3%AF_Lama

WIKIPEDIA EN, http://en.wikipedia.org/wiki/Dalai_Lama

wwi: /internet/Biographies/Dalai_lama-2009-12-04-13-03-07/

</Auteur>

Print this entry | Print this page

9 Comments

Chapitre 2 réponse bouddhiste

La voie médiane insiste aussi sur la disparité entre les apparences et la réalité, mais de manière radicalement différente. Tous les phénomènes mentaux et physiques dont nous faisons l’expérience, déclare le Madhyamaka, semblent exister en soi et par soi, tout à fait indépendament de nos modes de perception et de conceptualisation. Ils apparaissent comme des choses indépendantes alors qu’en réalité leur existence est celle d’évènements interdépendants. Leur dépendance est triple: 1) les phénomènes sont dépendants des causes et conditions qui les précèdent; 2) ils n’existent pas indépendamment de leurs parties et/ou de leurs attributs; 3) les phénomènes de l’expérience dépendent de leur désignation verbale et conceptuelle.
(…)
Pour la Voie médiane, les évènements mentaux ne sont ni plus ni moins réels que les évènements physiques. Dans la sphère de l’expérience ordinaire, il y a effectivement des différences de ce genre entre les phénomènes physiques et mentaux. Les premiers sont généralement dotés d’une masse, d’une localisation, d’une vitesse, d’une forme, d’une taille et de maints autres attributs physiques, ce qui n’est généralement pas le cas pour les phénomènes mentaux.

Le point de vue représente une synthèse de la vision matérialiste dont les fondements reposent sur la mécanique classique. On pense trouver de nouveaux critères de jugements lors d’une approche énergétique permettant de caractériser les processus mentaux que l’on tentera de rapprocher d’une théorie quantique.
Un premier point d’objection à la théorie classique de la représentation du cerveau repose sur des éléments d’analyse provenant de l’ouvrage How the body shapes the way we think (/Actublog-2/?p=96). Cet ouvrage postule que notre façon de penser est conditionnée par la façon dont nous nous représentons la vie à travers nos perceptions corporelles (auditives, visuelles, kinestésiques, gustatives, olfactives, …). Ces perceptions corporelles seront analysées ultérieurement et on les associera à l’étude des percepteurs mentaux définis par le bouddhisme, mais on peut dès lors postuler qu’une représentation en trois ou quatre dimensions telle que définie par la mécanique classique est insuffisante.

(…) Les phénomènes mentaux ne sont pas considérés comme physiques pour la simple raison qu’il leur manque la plupart de ces attributs qui ne caractérisent que les phénomènes physiques. Le bouddhisme n’a donc jamais fait sien le principe matérialiste qui est de n’admettre pour réalité que la réalité des objets physiques.

Chapitre 3 Les niveaux de conscience

Où commence la conscience ?

La discussion s’oriente alors sur un sujet qui captive l’Occident. La définition du commencement de la conscience est un élément crucial dans le droit à la vie qui polarise la société américaine, et il existe un commité fort actif au sein de l’American Academy of Arts and Sciences qui étudie actuellement le problème. (…)
Or, malgré toute l’attention portée à la question, on reste inquiet devant le manque de consensus parmi les invités, ne serait-ce que sur les premiers critères permettant d’établir si un organisme est conscient. La confusion est parlante. L’exploration de la conscience en Occident est si récente que nous manquons d’une définition même de la conscience qui nous permettrait de la reconnaître sans équivoque.

Dalaï-Lama: A quel moment de la formation du foetus situez-vous le premier surgissement de la conscience ?

Allan Hobson: On ne peut pas encore le dire.

Robert Livingston: Biologiquement, la conscience se forme peu à peu ; il est donc difficile de dire avec précision à quel moment elle sera suffisante pour correspondre à tels ou tels critères de définition, et d’en déterminer le commencement à l’aide de mesures.

(…) vous autres scientifiques, vous ne donnez pas le même sens à la conscience que les bouddhistes. Cela dit, au moment de la conception, il faut bien qu’il se trouve quelque chose qui empêche le spermatozoïde et l’ovule de pourrir tout simplement et qui donne lieu à un corps humain. Quand cela se produit-il et pourquoi ?

Antonio Damasio: Ce sont les propriétés biologiques …

Patricia Churchlan: … de la cellule et de l’ADN. C’est une grande question en effet mais nous en connaissons l’explication aujourd’hui. Aucune énergie spéciale, aucun processus surnaturel, aucune intervention spirituelle ne sont nécessaires.

« Aucune énergie spéciale », ce point nous semble affirmatif. En effet nous nous intéressons précisément à l’énergie que l’on pourrait également considérer comme du Chi, tel que définit dans les traités de médecine chinoise.

Le présent poème illustre une façon différente d’appréhender le problème: .//?p=244

(…) les êtres humains sont sujets au changement. Par conséquent, ils dépendent de causes et de conditions.
La recherche des causes en révèlent deux types principaux: les causes substantielles et les causes coopérantes. Quant on dit que quelque chose est la cause substantielle d’autre chose, on veut dire que la première entité se transforme réellement en la seconde. Prenons l’exemple de la graine et de la pousse : ce qui se trouve dans la graine se transforme réellement en la pousse qui jaillit de la graine. La graine est la cause substantielle de la pousse, tandis que l’engrais, l’humidité et tout le reste sont des causes coopérantes. Le fermier par exemple, est une cause coopérante de l’apparition du blé, car il ne s’est pas introduit dans le blé comme la graine a pu le faire.

Patricia Churchland: Cela me fait penser à la cause matérielle et à la cause efficiente définie par Aristote.

Dalaï Lama: Nous pouvons alors considérer l’origine de ces phénomènes sujets au changement et nous demander s’ils sont là en vertu d’une cause ou bien indépendamment de toute cause. Il serait incohérent et innacceptable d’attribuer aux phénomènes causés une phase initiale non causée. Comment pourrait-on prétendre que tout existe sans cause ? Il est illogique de soutenir qu’un objet dont on sait qu’il a forcément une cause n’en avait pas dans sa phase initiale.

Des anciens traités philosophiques de l’Inde se dégagent en gros deux systèmes, ou écoles de pensée, sur ce sujet. Pour les uns, la cause originelle est forcément extérieure, comme Dieu par exemple. Dans le bouddhisme il est très difficile de soutenir logiquement l’idée que Dieu est la cause de tout. Le problème est alors de savoir qui a créé Dieu. On retombe sur la même question.

Chapitre 5 Conscience subliminale et souvenir

Je vois les êtres humains comme des cerveaux pliés sous le fardeau de leur corps. Tout cerveau porte invariablement son corps, un peu comme l’escargot sa coquille ; et l’on est plus ou moins conscient d’être chargé de ce corps. Ce point de vue est éloigné de la représentation commune, pour laquelle la conscience accompagne, suit pas à pas les perceptions du « monde extérieur ». Nous aurions en effet tendance à croire que nous regardons le monde par le télescope de l’oeil, que nous l’écoutons par le cornet acoustique du pavillon de l’oreille, que nous le palpons à l’aide du gant de la peau, et ainsi de suite. Pour les neurosciences, le cerveau et la conscience sont des systèmes s’organisant et s’activant eux-mêmes que l’on trouve au coeur de toute expérience. le corps est pour ainsi dire une carapace. Le monde et le corps, tous deux « extérieurs », ont leur représentation dans le cerveau.

Chapitre 6 vers une anatomie de la mémoire

Les différents types de mémoires

Dalaï-Lama: la psychologie bouddhiste associe la mémoire à la rétention et au stockage. Se pourrait-il que parfois, ce soit la faculté de conservation de la mémoire qui souffre et non la faculté de stockage ?

Patricia Churchland: Vous parlez de la recherche du souvenir ? Ou bien de la mémoire à court terme par rapport à la mémoire à long terme ?

Alan Wallace: Non. La conservation, ou rétention, désigne le processus d’impression initial, alors que le stockage qui s’ensuit a lieu à un niveau plus profond et à plus long terme. Ce qui n’empêche pas les Tibétains d’employer le même mot pour la conservation et le stockage.

Larry Squire: Les neurosciences font la distinction entre ce qu’on appelle la mémoire à court terme et la mémoire à long terme. Nos patients amnésiques atteints d’une maladie de la mémoire sont intacts au niveau de la mémoire à court terme. En fait, ils peuvent répéter une phrase courte et en comprendre le sens. Leur mémoire est donc à même de fonctionner sur une brève période.

Patricia Churchland: Combien de temps dure la mémoire à court terme ?

Larry Squire: D quelques secondes à quelques minutes. Si l’on répète « quatre, trois, six … quatre, trois, six … quatre, trois, six  » à intervalles réguliers, l’amnésique réagira en répétant correctement ces trois chiffres dès qu’on lui demandera. si on le laisse seul quelques minutes et qu’on lui redemande ces chiffres, il est fort probable qu’il réponde correctement. en revanche, si on le distrait avant de lui poser la même question, il ne se rappellera plus du tout cette simple série de chiffres.
On voit par là que le cerveau fait la distinction entre les mémoires à court et long termes et, tout récemment on a découvert une autre distinction capitale: celle qui apparait entre la mémoire déclarative, ou consciente, et la mémoire non déclarative, ou inconsciente.

Ce point nous intéresse dans le sens où il pourrait correspondre à ce que les taoïstes nomment « le savoir qui ne se transmet pas ». Ceci ne correspond pas exactement dans le sens ensembliste mais on peut postuler que la mémoire inconsciente est une fondation du « savoir qui ne se transmet pas ».

Chapitre 7 Le contrôle cérébral

Les mesures du cerveau, de l’oeil et des muscles nous permettent donc d’identifier trois états : l’état de rêve, le sommeil sans rêve et le sommeil avec rêve. Les états de sommeil avec et sans rêve alternent en formant un cycle régulier qui dure environ quatre vingt dix minutes et où les soixante à soixante-dix premières minutes correspondent au sommeil sans rêve et les quinze ou vingt dernière minutes au sommeil avec rêve. Cela veut dire que, au cours d’une nuit de six à huit heures de sommeil, on traversera quatre ou cinq périodes de rêve dont chacune dure de quinze à vingt minutes et plus. En d’autres termes, toute nuit de sommeil présente au moins deux heures de rêves réparties régulièrement sur toute la nuit. On passe beaucoup de temps à rêver.

(…) On trouve dans l’aire pontique deux populations de cellules nerveuses dotées de signatures chimiques distinctes. D’abord la population neuronale en charge de l’état de veille, dont on suppose qu’elle est responsable du réveil et même de l’anxiété. Ayant pour fonction chimique de libérer des acides aminés, il s’agit d’un système aminergique. Quand ce système est très actif, on est très en alerte, mais on peut également être trop en alerte, jusqu’à l’anxiété.
C’est en fait la bonne régulation de ce système qui constitue, je pense, l’un des buts de la pratique méditative bouddhiste. Et il semblerait que le système en question ait aussi un rôle très important pour la médecine occidentale. Ce n’est pas tant parce que cette population de neurones aminergiques contrôle le réveil, l’état de veille, la vigilance et l’anxiété, mais aussi parce que les informations émises par ce système affectent des fonctions vitales comme la respiration, la tension artérielle, et certaines autres contributions des viscères et du cerveau à notre expérience.

On retrouve ce système aminergique de la zone pontique du tronc cérébral dans la régulation de l’énergie et dans le flux énergétique, de même que, probablement, dans les comportements agressifs.

Ce point nous intéresse, car les hypothèses sous jacentes au propos confirment notre pensée sur l’approche énergétique. Le développement sur les comportements agressifs illustre la transformation énergétique du mental en actions dans la réalité.

(…) Le système aminergique se compose d’un groupement de neurones situés dans cette région cruciale du tronc cérébral. L’autre groupe de cellules nerveuses que l’on retrouve dans cette zone porte le nom de « système cholinergique » parce que sa signature chimique – son neurotransmetteur- est l’acétycholine. Il est possible de reconnaitre ces deux populations neuronales dans le tronc cérébral pontique, d’en localiser les cellules avec précision, d’en déterminer les connexions les plus importantes, leurs neurotransmetteurs chimiques, et d’enregistrer leur activité électrique.
Il semblerait que le système cholinergique soit soumis au contrôle du système aminergique. Ainsi, lorsque le système aminergique fonctionne à un niveau élevé, le système cholinergique fonctionne à un niveau proportionnellement bas. C’est ce qui se passe pendant l’état de veille. Quand on s’endort, l’activité du système aminergique diminue et le système cholinergique s’active de plus en plus lors des périodes de sommeil profond sans rêve. Enfin, ces deux populations de neurones se différencient radicalement: le système adrénergique interrompt complètement son activité et le système cholinergique atteint son plus haut niveau au moment précis où le dormeur accède au rêve. L’activation des cellules cholinergiques émet des signaux qui contribuent aux mouvements occulaires, à l’inhibition du tonus musculaire et à l’activation du cerveau antérieur.
Il est fort probable que ces échanges d’états fonctionnels peuvent être influencés par la pratique de la méditation.

(…) Chez les êtres humains et autres mammifères, on observe la suppression complète du tonus musculaire, lors du sommeil REM, à tel point que toute activité motrice se trouve inhibée.

Pour la définition de Tonus on fera référence à:
Tonus: http://wwi.lokaleskif.intra/internet_2//Definitions/tonus_751443-2010-07-26-17-44-21/fr.wikipedia.org/wiki/Tonus.html
Tonus musculaire: http://wwi.lokaleskif.intra/internet_2//Definitions/Tonus_musculaire_637040-2010-07-26-17-46-21/fr.wikipedia.org/wiki/Tonus_musculaire.html
Tonus en psychomotricité: http://wwi.lokaleskif.intra/internet_2//Definitions/Tonus_psychomotricite_585191-2010-07-26-17-47-21/fr.wikipedia.org/wiki/Tonus_en_psychomotricit%C3%A9.html

(…) Robert Livingston: il n’est pas impossible que le rêve ait son rôle à jouer dans la solution de problèmes. Entre autres scénarios oniriques, on peut trouver différents motifs qui reprennent, directement ou analogiquement certaines expériences de frustration, d’insatisfaction et éventuellement d’échec. Les hommes de science, les artistes et autres créateurs ont maintes fois prouvé que certaines de leurs découvertes, ainsi que de nouveaux schémas de pensée et d’action leur étaient venus pendant qu’ils dormaient la nuit, et notamment en rêve. Nombre de défis et de frustrations se sont ainsi retrouvés sous une lumière nouvelle, offerts à de nouvelles stratégies ou reformulés en modèles de pensée, d’action et de recherche entièrement inattendus et inédits. Ces solutions révolutionnaires se sont présentées à la conscience pendant le rêve ou peu après. Peut être l’état onirique rend il capable de tester certaines perceptions, certains jugements et comportements alternatifs à l’abri de conséquences éventuellement fâcheuses.

Chapitre 8 Les manifestations de la conscience subtile

La discussion revient sur le problème de la conscience subtile. Pour les systèmes physiologiques tantriques en vigueur dans le bouddhisme tibétain, la conscience subtile peut se manifester dans le sommeil profond sans rêve et d’autres états comme l’orgasme, lesquels sont autant d’occasions de se familiariser avec ce type de conscience en prévision de son déploiement au moment de la mort.
La confusion persistante qui entoure l’expression « conscience subtile » va se dissiper quelque peu au fil de la discussion. Dans le bouddhisme tibétain, le mot « conscience » est plus riche de sens que dans nos sciences, et l’expression « conscience subtile » recouvre plus particulièrement certaines activités mentales relevant du domaine que les Occidentaux qualifient de « subconscient » ou encore de ces états que nous considérons normalement comme inconscients.

Dalaï Lama: Dans le corpus de traités bouddhiques appelés tantras, le texte du Kalachakra-tantra – Le tantra de la roue du temps – distingue quatre états: l’état de veille, le sommeil avec rêve, le sommeil sans rêve et l’orgasme. Il y a dans le corps une espèce de substance physique que le tantra appelle « gouttes », associée à chacun de ces quatres états, et ces substances ont chacune leur source et leur emplacement spécifiques dans le corps.
(…)
Dans les traités tantriques, l’accent est vigoureusement placé sur l’état de l’esprit à l’instant du pic de l’orgasme. Nous avons déjà évoqué ensemble la question de savoir s’il existe vraiment des états subtils de l’esprit. D’après le bouddhisme, les états subtils de la conscience, la plupart du temps, ne sont pas manifestes. Les traités tantriques affirment toutefois que la conscience subtile est évidente au moment du pic de l’orgasme. il existe en fait quatre occasions où, à des degrés divers, la conscience subtile se manifeste: l’orgasme, le baillement, l’éternuement et le sommeil profond sans rêve. Dans ces quatres cas à des degrés divers, la conscience subtile apparait dans toute son évidence. On pourrait dire que, alors, la conscience s’approfondit.

Ce point est intéressant dans la mesure où on retrouve la notion également dans les philosophies taoïstes. La notion de conscience subtile étant vague et peu caractérisante, il serait intéressant de comprendre le système de pensée dans la langue d’origine. On justifiera la connotation négative de la remarque, par le fait que notre opinion se forme de préférence autour d’un état de conscience, que l’on pourrait également appeler état d’alerte.

(…)Dalaï Lama: Cette séquence où l’esprit devient de plus en plus subtil n’est souvent pas du tout évidente pour l’esprit non entraîné à la pratique de la méditation. Le processus de l’endormissement présente huit phases successives. Pour l’esprit parfaitement rompu à la méditation, chacune de ces phases a l’évidence de l’expérience vécue. Comparé au sommeil sans rêve, le sommeil avec rêve est encore un phénomène grossier en quelque sorte. Et les textes précisent que certains processus physiologiques accompagnent ces différents états de l’esprit, lesquels s’associent à leur tour à des énergies que le sujet reconnaît dans son corps.
(…)
Alan Wallace: On ne trouve pas les mots « conscient » et « inconscient » dans le bouddhisme. On parle plutôt de différents degrés de clarté et de subtilité de la conscience. En cas d’évanouissement, par exemple, les occidentaux parlent d’inconscience, alors que les bouddhistes expliquent que, là encore, la conscience est présente, mais à un niveau très subtil.

Dalaï Lama: Dès la septième phase de l’endormissement profond, on a l’impression que la conscience s’est dissipée du fait que l’esprit n’a plus d’objet clairement défini.

Chapitre 9 Qu’est ce qu’une preuve scientifique ?

Comment savons-nous que nous savons ? Quand peut-on s’autoriser à généraliser à partir d’observations de cas particuliers ? Comment traiter les exceptions ? La question des critères de vérité susceptibles de fonder une théorie scientifique reviendra tout au long de l’entretien. Le témoignage, qui constitue une preuve valide dans le domaine du droit, doit il être totalement rejeté par la science ? Comment la méthode scientifique, entièrement fondée sur l’observation « objective », peut-elle rendre compte des expériences toutes subjectives de la conscience ? Si la science et le bouddhisme ont tous deux recours à des méthodes qui confrontent la croyance à l’expérience concrète, le bouddhisme accorde une valeur de preuve à l’expérience de la conscience.

(…)
Allan Hobson: Le doute, le scepticisme doit absolument faire partie de l’attitude scientifique. Du moins je le crois. Il a autant d’importance dans notre quête de vérité, que l’inspiration. Il ne s’agit pas du désir d’ignorer la vérité, mais plutôt du désir de confronter croyance et expérience. Et je pense que, si elle adopte cet état d’esprit, la science occidentale proposera des outils plutôt que des armes.
(…)
Allan Hobson: les généralisations sont toujours utiles même si elles apportent de faibles résultats. Elles ont la vie dure et couvrent de vastes sujets. Pour revenir aux cas individuels, plus ils seront répandus et meilleure sera la preuve. Mais si vous ne disposez que de quelques cas ne mettant en cause que quelques individus exceptionnels, alors il va falloir produire des preuves très convaincantes. Notre scepticisme est d’autant plus marqué qu’on revendique ce genre d’expériences aussi fréquemment en Occident qu’en Orient. Or ces prétentions une fois soumises à une critique rigoureuse n’emportent pas notre conviction au titre de preuves. Ce sont des témoignages, non des preuves.

Chapitre 9 Qu’est ce qu’une preuve scientifique

Antonio Damasio: Puis je ajouter que les observations que nous avons faites jusqu’à ce jour forment plutôt la base d’une hypothèse, et que nous ne les avons pas immédiatement prises pour des preuves ? Armé de telle hypothèse ou de telle théorie, on peut alors imaginer des protocoles expérimentaux destinés à vérifier si la preuve confirme l’hypothèse et juger de la validité de cette dernière. C’est ainsi que nous procéderions en recherche expérimentale. Telle observation, telle idée conduit à une hypothèse ; une théorie s’élabore ; suivent différentes expériences ; puis nous estimons la validité de l’hypothèse.

En fait, il semblerait que nous ne prouvons jamais rien. Tout ce dont nous sommes capables, c’est modestement, de déterminer si les résultats de nos expériences coroborent fortement l’hypothèse, s’ils sont vaguement dans son sens ou bien s’ils la contredisent totalement. Notre décision dépend du poids de la preuve, de sa pertinence.

Dalaï Lama: Le bouddhisme lui-même ignore la notion de moi, de soi, d’âme ou d’ego indépendant et autarcique. Cette idée est totalement rejetée. Pour les bouddhistes, la conscience existe, mais c’est une erreur d’employer le mot « âme » dans un contexte bouddhiste, d’abord parce que les bouddhistes n’emploient jamais ce mot, et ensuite parce qu’ils nient l’existence de l’âme.

Patricia Churchland: Mais croyez vous qu’il y a quelque chose – je ne sais comment l’appeler-, une espèce de cosncience qui existerait indépendamment du cerveau ? Quelque chose qui survivrait à la mort ?

Dalaï Lama: La conscience, telle que nos processus mentaux quotidiens et familiers pourraient la définir, n’existe pas ailleurs que dans notre cerveau ou indépendamment de lui : c’est là une idée partagée par tous les bouddhistes. Mais les enseignements du Bouddha précisent que la cause de cette conscience ne peut se situer ailleurs que dans un continuum de conscience préalable, et c’est pourquoi il est question de courants de conscience qui se poursuivent de vie en vie.

(…) Le continuum de conscience qui s’unit au foetus ne dépend pas du cerveau. (…) La conscience qui finit par quitter leur corps est une conscience primordiale indépendante du corps.

Notre opinion reste à instruire sur ces différentes positions, nous remarquerons simplement que toutes les religions portées à notre connaissance caractérisent la vie par une notion d’énergie élémentaire. Cette énergie est considérée comme le Chi par les philosophies asiatiques, le souffle divin de Yahvé dans le judaïsme, l’énergie cosmique dans le chamanisme, la conscience primordiale dans le cas présent … Notre opinion se forme moins sur la nature mystique ou de révélation que sur l’application que cela peut représenter. A notre connaissance les philosophies asiatiques ont poussé cette recherche pour en faire une science reposant sur des siècles d’expérimentation, dépourvue de fondements technologiques elle n’a pour l’instant pas trouvé d’application pratique en dehors des sciences sociales et médicales. On peut supposer que les nouveaux liens unissant les sciences sociales aux sciences « dures » et techniques, notament grâce aux révolutions des technologies de l’information permettront de trouver de nouveaux champs d’application. Pour l’instant nous nous contentons de l’utiliser comme levier d’innovation.

Chapitre 12 Déconstruction bouddhiste du soi

L’irréalité essentielle des phénomènes, dont le soi individuel, est un thème philosophique fondamental du bouddhisme. Nous avons l’habitude de considérer les choses comme des substances et nous sommes alors en pleine illusion, car les choses n’ont d’existence réelle qu’en tant qu’évènements interdépendants. Le bouddhisme tibétain a conçu diverses approches dialectiques qui ruinent notre vision réifiante des choses. A plusieurs reprises, le Dalaï Lama s’efforce de mener ce type d’enquête avec les scientifiques, et semble intéressé par l’idée que la connaissance scientifique des processus cérébraux pourrait conduire à une déconstruction analogue de cette illusion du soi.

(…)

Lewis Judd: Pour être précis, l’homme de l’art médical consacre ses connaissances théoriques et pratiques au malade en tant que totalité, en tant qu’individu, et non à un morceau de sa personne ou à l’un de ses organes. Le patient n’est en aucune manière un foie malade, un cerveau blessé, rien de ce genre. Le malade est une personne complète et intégrée.

Dalaï-Lama: Nous y voilà. On peut amputer quelqu’un des bras et des jambes, et l’on saura toujours qu’il reste quelqu’un, une personne, même sans bras ni jambes.

Patricia Churchland: Est-ce que vous dites ça pour argumenter en faveur de la croyance en l’existence de l’âme ?

Dalaï Lama: Non, pas du tout. Les bouddhistes ne croient pas en l’existence de l’âme. En revanche, ils procèdent à une analyse du soi, ou de la personne, de type réductionniste qui n’aboutit jamais à la découverte du soi mais plutôt à celle de sa vacuité. L’inexistence du soi, de l’essence de l’individu, n’est autre que la vacuité, et la vacuité est l’objet d’une réalisation intérieure ; rien qui permettrait de réintroduire le concept de soi. En revanche, nous admettons un soi qui n’est qu’une désignation. La désignation conceptuelle « soi » existe et se rapporte au corps et à l’esprit. Mais l’analyse réductionniste révèle que le référent de cette désignation ne peut être localisé ni dans le corps ni dans l’esprit.

La présente définition de la vacuité nous intéresse, dans la mesure où la recherche de la vacuité est une étape importante des différentes phases méditatives. On remarquera que l’identité, représentation mentale du soi, présente des caractéristiques de nature à influer sur la réalité. La recherche de la vacuité semble donc, pour les bouddhistes, une démarche visant à neutraliser les effets et actions négatives du soi, de l’ego. On illustrera par la notion de non-agir ainsi que par un koan: Pas de moi, pas de problèmes.

Le travail sur l’identité n’est pas anodin, surtout si on considère celle-ci sous l’angle de l’intelligence collective. Une démarche visant à trouver la vacuité, possède des propriétés de nature à identifier le soi, à libérer le soi, …

Dalaï Lama: Avez-vous dit que les modèles n’étaient pas des choses ? Pouvez-vous définitivement affirmer que, pour la science, si quelque chose existe, l’analyse doit permettre de le trouver ? Autrement dit, si vous partiez à sa recherche, vous devriez pouvoir le rencontrer ?

Antonio Damasio: A condition d’avoir trouvé le bon niveau d’analyse

Le présent passage met en évidence la complexité de la représentation d’un modèle ou d’un autre, d’une langue ou d’une autre. Pour nous « trouver un bon niveau d’analyse » relève de beaucoup du domaine incantatoire. Ne critiquant pas cet état de fait de façon négative, nous pensons voir ici l’influence de la psychologie, du système de pensée pour être précis, sur la linguistique.

Jeremy Narby, Le serpent cosmique, Georg

by admin76 | janvier 28, 2008 11:52

Print this entry | Print this page

<Abstract>

Depuis le XIXe siècle et le grand développement de la science occidentale, la pensée des peuples indigènes semble sans rapport avec les connaissances apportées par les sciences modernes en biologie, chimie et médecine.

Cependant, de grands auteurs, et parmis eux Mircéa Eliade, nous ont fait entrevoir que les cultures autres que celle de la pensée rationnelle étaient arrivés à un niveau de connaissance – exprimée le plus souvent dans le langage du symbolisme mythologique – par des moyens à nos yeux mystérieux, sans relation avec leur niveau de technologie.

</Abstract>

<Sommaire>

</Sommaire>

<Auteur>

Jeremy Narby est docteur en anthropologie de l’Université de Stanford. Il travaille pour l’organisation d’entraide « Nouvelle planète ». Il a déjà publié en langue française: amazonie, l’espoir est indien (Favre, Paris 1990 ) et poursuit actuellement ses recherches sur le chamanisme.

Wikipedia EN: http://en.wikipedia.org/wiki/Jeremy_Narby

critique WEB: http://www.rationalisme.org/french/sciences_impostures.htm

wwi: /internet/Biographies/Jeremy_narby-2009-12-04-16-13-15/

</Auteur>

Print this entry | Print this page


Patrick Declerck, Les naufragés, Terre Humaine Plon

by admin76 | janvier 28, 2008 10:55

Print this entry | Print this page

<Abstract>

Nous les côtoyons tous les jours. souvent ils sont ivres et peinent à mendier. Ils sentent mauvais, vocifèrent et font un peu peur. Qui sont ces marginaux aux visages ravagés ? des exclus ? des pauvres ? Ce sont les clochards. Fous d’exclusion. Fous de pauvreté. Fous d’alcool. Et victimes surtout. De la société et de ses lois. Du marché du travail et de ses contraintes. Mais au delà, c’est contre la vie même qu’ils se révoltent. C’est elle qu’ils combattent. C’est elle qu’ils haïssent. Hallucinés, ivres, malades, c’est un autre et impossible ailleurs dont ils s’obstinent à rêver furieusement.

</Abstract>

<Sommaire>

<Première partie>Routes</Première partie>

<Chapitre 1>Miseres</Chapitre 1>

<Chapitre 2>Nuits difficiles</Chapitre 2>

<Chapitre 3>Héraclite devenu fou</Chapitre 3>

<Chapitre 4>Pourquoi je suis si bon médecin</Chapitre 4>

<Chapitre 5>un dîner en ville</Chapitre 5>

<Chapitre 6>insomnie</Chapitre 6>

<Chapitre 7>Non, je ne suis pas fâché</Chapitre 7>

<Chapitre 8>Dream time</Chapitre 8>

<Chapitre 9>Sous pression</Chapitre 9>

<Chapitre 10>Intermezzo: tonton et l’homme immobile</Chapitre 10>

<Chapitre 11>Combien de sucres dans votre assassinat ?</Chapitre 11>

<Chapitre 12>Du noir à perte de vue</Chapitre 12>

<Chapitre 13>Ma chienne, ma traîtresse, mon amour</Chapitre 13>

<Chapitre 14>Intermezzo: la confession du Père Damien</Chapitre 14>

<Chapitre 15>Ce que je sais de lui</Chapitre 15>

<Chapitre 16>Puck est mort</Chapitre 16>

<Partie 2>Cartes</Partie 2>

<Chapitre 1>Une folle ataraxie</Chapitre 1>

<Chapitre 2>De la charité hystérique à la fonction asilaire</Chapitre 2>

<Epilogue>Le cimetierre des innocents</Epilogue>

</Sommaire>

<Auteur>

Patrick Declerck, né à Bruxelles le 18 novembre 1953, philosophe de formation, docteur en anthropologie de l’Ecole des hautes études en sciences sociales, est psychanaliste, membre affilié de la Société Psychanalytique de Paris.

Il a publié divers articles ethnologiques et psychanlytiques (Temps modernes, Esprit …) sur la désocialisation, l’errance et l’alcoolisme.

WIKIPEDIA FR, http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Declerck

wwi: /internet/Biographies/Patrick_de_clerck-2009-12-04-16-16-09/

</Auteur>

Print this entry | Print this page


Pierre Jakez Hélias, Le cheval d’orgueil, Terre Humaine, Plon

by admin76 | janvier 28, 2008 10:30

Print this entry | Print this page

<Abstract>

« Trop pauvre que je suis pour posséder un autre animal, du moins le Cheval d’Orgueil aura-t-il toujours une stalle dans mon écurie. Ainsi parlait à l’auteur, son petit-fils, l’humble paysan Alain Le Goff qui n’avait d’autre écurie que sa tête et d’autres terre qu’il emportait malgré lui aux semelles de ses sabots de bois. » (…)

L’auteur n’est pas convaincu, en passant d’une civilisation à l’autre, d’avoir humainement gagné au change. Mais aujourd’hui, la grande question qui se pose est de savoir s’il existe encore des paysans, c’est à dire des hommes qui, avant d’être de leur temps, sont d’abord de quelque part où ils doivent se mettre à l’heure du temps qu’il fait.

</Abstract>

<Sommaire>

<Chapitre 1>Comme père et mère</Chapitre 1>

<Chapitre 2>Prime Enfance</Chapitre 2>

<Chapitre 3>Notre père qui êtes aux cieux</Chapitre 3>

<Chapitre 4>Les enfants de la république</Chapitre 4>

<Chapitre 5>Les apprentissages</Chapitre 5>

<Chapitre 6>La vie dure</Chapitre 6>

<Chapitre 7>Les riches heures</Chapitre 7>

<Chapitre 8>Le nouveau testament</Chapitre 8>

</Sommaire>

<Auteur>

Né en 1914 au bourg de Pouldreuzic, sur la baie d’Audierne, entre la pointe de Penmar’ch et la pointe du Raz. Parents ouvriers agricoles, cultivateurs sans terre. La seule langue utilisée hors de l’école est le breton. Boursier au lycée de Quimper, étudiant à Rennes, enseigne les humanités classiques dans divers établissements publics de l’académie sans jamais vouloir en sortir. Actuellement professeur agrégé de lettres à l’Ecole Normale du Finistère, chargé de cours de celtique à l’Université de Bretagne Occidnetale.

Enfant, il a été élevé au sens propre du terme par ses deux grands-pères, conteurs impénitents l’un et l’autre, le premier fort connu pour son répertoire traditionnel et ses inventions humoristiques, le second atteignant au surréalisme ens uivant la pente naturelle de son esprit. Enn breton, bien sûr !

WIKIPEDIA FR, http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre-Jakez_H%C3%A9lias

wwi: /internet/Biographies/Pierre_jackez_helias-2009-12-04-16-20-01/

</Auteur>

Print this entry | Print this page


Jean Malaurie, Hummocks, Alaska, Tchoukotka sibérienne, Terre humaine, plon

by admin76 | janvier 27, 2008 8:27

Print this entry | Print this page

<Abstract>

A la faveur de la Perestroïka, il a dirigé en 1990 en Tchoukotka, -où il était interdit de séjour jusqu’alors – la première expédition internationale depuis la révolution d’Octobre.

Nous découvrons un extraordinaire site chamanique – L’ « Allée des baleines » – qui donne une dimension d’une ampleur imprévue à la connaissance. Ces chasseurs se révèlent détenteurs d’une science des nombres et des orientations sacrées d’influence sans doute chinoise.

</Abstract>

<Sommaire>

<Livre 3>Alaska</Livre 3>

<Chapitre 1>Savoonga, Ile Saint Laurent</Chapitre 1>

<Chapitre 2>L’envers du décors: une sourde révolte sur le continent</Chapitre 2>

<Chapitre 3>La grande négociation</Chapitre 3>

<Chapitre 4>autonomie et dépossession</Chapitre 4>

<Chapitre 5>Bilan 1995: un appel au secours</Chapitre 5>

<Chapitre 6>Retour à Nome. Novembre 1997</Chapitre 6>

<Livre 4>Tchoukotka sibérienne</Livre 4>

<Chapitre 1>Prolégomènes</Chapitre 1>

<Chapitre 2>Explorer les textes</Chapitre 2>

<Chapitre 3>Journal privé pendant la première expédition sovieto-française en Tchoukotka, 1990 (extraits)</Chapitre 3>

<Conclusion générale/>

</Sommaire>

<Auteur>

Jean Malaurie, directeur d’Etudes arctiques à l’Ecole des Hautes études en sciences sociales (Paris) est directeur de recherche émérite au CNRS. Président d’honneur de l’Académie supérieure d’Etat qui, à Saint-Petersbourg sous l’égide de l’ENA, forme les cadres supérieurs autochtones sibériens, il est membre titulaire de l’académie des sciences humaines de Russie. Il a fondé et dirigé la collection “Terre Humaine” aux éditions Plon.

WIKIPEDIA FR, http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Malaurie

wwi: /internet/Biographies/Jean_Malaurie-2009-12-04-15-20-31/fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Malaurie.html

</Auteur>

Print this entry | Print this page


Jean Malaurie, Hummocks, Nord Groenland, Arctique central canadien, terre humaine, plon

by admin76 | janvier 27, 2008 8:06

Print this entry | Print this page

<Abstract>

Le premier tome de cette fresque circumpolaire suit l’itinéraire singulier de Malaurie depuis son initiation à l’Arctique comme géographe de Paul-emile Victor, au Groenland central. Parti seul en 1950-51, sous l’égide du CNRs, il dirige à 28 ans la première expédition géomorphologique et ehtnographique française au nord du Groenland. Premier européen à avoir atteint, avec l’Esquimau Kutsikitsoq, le pôle géomagnétique nord, il partage au cours des ses nombreux retours parmis ces hommes légendaires, dans l’intimité de son combat quotidien, la vie du peuple le plus septentrionnal du monde.

</Abstract>

<Sommaire>

<Livre 1>Nord Groenland</Livre 1>

<Chapitre 1>Géomorpholoque des Expéditions polaires françaises</Chapitre 1>

<Chapitre 2>Avec les Inughuit: de la pierre à l’homme</Chapitre 2>

<Chapitre 3>Géographie du sacré</Chapitre 3>

<Chapitre 4>L’occident conquérant</Chapitre 4>

<Chapitre 5>Détours de la mémoire</Chapitre 5>

<Livre 2>Arctique central canadien</Livre 2>

<Chapitre 1>Bassin de Foxe</Chapitre 1>

<Chapitre 2>A la recherche d’une politique inuit</Chapitre 2>

<Chapitre 3>Les Netsilingmiut</Chapitre 3>

<Chapitre 4>En baie d’Hudson. Kangiqliniq, Igluligarjuk, Qamanittuaq</Chapitre 4>

<Chapitre 5>Sparte inuit: Arctique central. Back River</Chapitre 5>

<Chapitre 6>Instituteur volontaire en Terre de Baffin</Chapitre 6>

</Sommaire>

<Auteur>

Jean Malaurie, directeur d’Etudes arctiques à l’Ecole des Hautes études en sciences sociales (Paris) est directeur de recherche émérite au CNRS. Président d’honneur de l’Académie supérieure d’Etat qui, à Saint-Petersbourg sous l’égide de l’ENA, forme les cadres supérieurs autochtones sibériens, il est membre titulaire de l’académie des sciences humaines de Russie. Il a fondé et dirigé la collection « Terre Humaine » aux éditions Plon.

WIKIPEDIA FR, http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Malaurie

wwi: /internet/Biographies/Jean_Malaurie-2009-12-04-15-20-31/fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Malaurie.html

</Auteur>

Print this entry | Print this page


Ilario Rossi, Corps et chamanisme, Armand Colin

by admin76 | janvier 27, 2008 7:32

Print this entry | Print this page

<Abstract>

Face à la souffrance, l’humanité, partout dans le monde, élabore non seulement des systèmes de pensée spécifiques, mais aussi des connaissances empiriques. Ainsi, le chamanisme se donne à lire comme un phénomène complexe, dont les tentatives de traduction écrite reflètent des discours pluriels et des approches partielles. En tant qu’objet de science aussi bien qu’en tant qu’inducteur de nouveaux phénomènes sociaux, tel le néo-chamanisme, il constitue pour notre rationalité une provocation permanente en nous renvoyant l’image spéculaire de nos paradoxes et de nos idéologies. C’est dans cette perspective que la société des Wixaritari (Huichol) du Mexique est présentée ici: comme un espace culturel qui ne cesse de questionner nos limites et nos certitudes.

</Abstract>

<Sommaire>

<Introduction>Le regard renouvelé</Introduction>

<Chapitre 1>De la différence</Chapitre 1>

<Sous chapitre 1>Du chamanisme pour tout le monde<Sous chapitre 1>

<Sous chapitre 2>Les Huichol entre conquête et enquête</Sous chapitre 2>

<Chapitre 2>Le langage païen du corps</Chapitre 2>

<Sous chapitre 1>Paroles païennes</Sous chapitre 1>

<Sous chapitre 2>Répéter et inaugurer: le langage chamanique</Sous chapitre 2>

<Chapitre 3>Le discours païen du corps</Chapitre 3>

<Sous chapitre 1>Yeiyàari et iyàari, le discours chamanique</Sous chapitre 1>

<Sous chapitre 2>Sociomédecine ou religion appliquée ?</sous chapitre 2>

<Chapitre 4>Les ambivalences du corps</Chapitre 4>

<Sous chapitre 1>Pluralisme(s): les inductions d’un constat</Sous chapitre 1>

<Sous chapitre 2>Interactions soignantes: rupture et synergies</sous chapitre 2>

<Sous chapitre 3> Médecine(s) sceientifiques(s) et pluralisme médical</Sous chapitre 3>

<Sous chapitre 4>De l’interculturalité à la co-disciplinarité</Sous chapitre 4>

<Sous chapitre 5>Vers une anthropologie du corps païen</Sous chapitre 5>

</Sommaire>

<Auteur>

Ilario rossi est docteur en sociologie et anthropologie de l’université de Lausanne. spécialisé dans le domaine de l’anthropologie médicale, il travaille à la Policlinique médicale universitaire et à la Division autonome de médecine psychosociale / CHUV de la même ville. Il est également membre fondateur de la Fondation Ling – médecine, psychologie, culture.

</Auteur>

Print this entry | Print this page


Bernard Alexandre, Le Horsain, Terre Humaine, Plon

by admin76 | janvier 27, 2008 7:08

Print this entry | Print this page

<Abstract>

Bernard Alexandre, inlassablement, a tenté de faire « entendre » à ses paroissiens la parole du Christ. Ceux-ci n’ont cessé d’opposer à leur curé une résistance souveraine … « Eglisiers », les cauchois ne demandent guère plus à leur curé que d’être un bon sacristain; eux, s’accrochent de toutes leurs forces à leurs traditions: « A toujou été comm’cha… »

Est-ce parce qu’ils savent inconsciemment que ces traditions qui plongent leurs racines dans les rites païens ont, en eux, des résonnances essentielles ? Que leur sagesse consiste, comme tant de sociétés traditionnelles, à refuser de se poser des questions sur le plan du sacré, de crainte de ne pas leur trouver de réponse ? De crainte surtout de perdre leur foi et que ne s’écroule un édifice religieux et, avec lui, l’ensemble de la société auxquels leur destin est lié ?

</Abstract>

<Sommaire>

</Sommaire>

<Auteur>

Curé Alexandre. Né au Havre le 26 juin 1918, Bernard alexandre passe son enfance dans le quartier de la Rampe où il va à l’école primaire. Il poursuit ses études secondaires au petit séminaire de Rouen. Atteint de tuberculose, il est soigné au sanatorium du clergé à Thorenc (Alpes Maritimes). Guéri en 1945, il est ordonné prêtre et, à la fin de cette même année, est nommé à Vattetot-sous-Beaumont, en Pays de Caux, à 30 kilomètres du Havre. Il est actuellement curé de cinq paroisses: Vattetot, Mirville, Bernière, Rouville et Houquetot.

Wikipedia FR: http://fr.wikipedia.org/wiki/Horsain

wwi: /internet/Biographies/Horsain-2009-12-04-16-26-18/

</Auteur>

Print this entry | Print this page


Alfred Adler, Roi sorcier, mère sorcière, le félin

by admin76 | janvier 27, 2008 6:41

Print this entry | Print this page

<Abstract>

On sait que nombreuses sont les sociétés africaines où la sorcellerie obsède tous les esprits tant elle apparaït omniprésente du bas jusqu’en haut de l’échelle sociale. Conçue par la communauté comme une puissance destructrice tapie dans les entrailles des uns ou inhérentes à des objets que des spécialistes fabriquent à l’usage des autres ou d’eux-mêmes, elle est vécue par l’ensemble de ses membres comme une menace permanente d’agression visant leurs corps, leurs biens, leurs vies.

</Abstract>

<Sommaire>

<introduction/>

<Partie 1>Sorcellerie et ordre social</Partie 1>

<Chapitre 1>Le paradoxe du roi sorcier</Chapitre 1>

<Chapitre 2>Aux fondations de la construction sociale. Parenté et alliance: la hantise de la sorcellerie</Chapitre 2>

<Chapitre 3>Sorcellerie et Destin en Afrique occidentale</Chapitre 3>

<Chapitre 4>Le choix prénatal</Chapitre 4>

<Partie 2>Pouvoir royal et sorcellerie</Partie 2>

<Chapitre 5>Royauté, religion, magie et/ou sorcellerie</Chapitre 5>

<Chapitre 6>Sorcellerie et pouvoir en Afrique occidentale</Chapitre 6>

<Conclusion/>

</Sommaire>

<Auteur>

Alfred Adler, né en 1934, est directeur d’études émérites à l’Ecole pratique des hautes études (section sciences religieuses). Spécialiste de population au Tchad, ses travaux de terrain et ses essais historiques ont marqué l’anthropologie politique et religieuse de l’Afrique noire. Il a déjà publié: Le Bâton de l’aveugle chez Hermann, Lamort est le masque du roi chez payot, ainsi que le pouvoir et l’interdit chez albin Michel.

</Auteur>

Print this entry | Print this page


Le traité de Bodhidharma, Points

by admin76 | janvier 24, 2008 4:04

Print this entry | Print this page

<Abstract>

Le traité de Bodhidharma est le plus ancien texte du boudhisme chan (zen). Il s’agit d’une anthologie de la première école du Chan – apparue vers le milieu du VIiè siècle en Chine – laquelle considérait le semi-légendaire moine indien Bodhidharma comme son fondateur.

</Abstract>

<Sommaire>

<Introduction/>

<Chapitre 1>La légende de Bodhidharma</Chapitre 1>

<Chapitre 2>La théorie des deux accès</Chapitre 2>

<Chapitre 3>Le traité de Bodhidharma</Chapitre 3>

<Chapitre 4>La première école du Chan</Chapitre 4>

<Chapitre 5>La philosophie des Mélanges</Chapitre 5>

<Partie 1>Le traité de Bodhidharma</Partie 1>

<Chapitre 1>Traité des deux accès</Chapitre 1>

<Chapitre 2>Mélanges I</Chapitre 2>

<Chapitre 3>Mélanges II</Chapitre 3>

<Traducteur>

Bernard Faure qui a étudié et pratiqué le Zen pendant un séjour de sept ans au Japon. Docteur es lettres et sciences humaines de l’université de Paris pour ses recherches sur la tradition du Chan, il enseigne actuellement l’histoire des religions asiatiques à l’université Stanford en Californie.

</Traducteur>

<Annexe>Mélanges III</Annexe>

Print this entry | Print this page

8 Comments

La contemplation murale (BIGUAN)

Malgré le jugement élogieux de Daoxuan (pour qui la contemplation murale constituait « une performance exceptionnelle »), et l’extraordinaire succès posthume de Bodhidharma, la notion de biguan, à laquelle celui-ci attachait semble-t-il, tant d’importance n’a la plupart du temps suscité que méprises (chez ceux qui n’y voyaient qu’un simple « dhyana assis ») ou mépris (chez les partisans d’une « transmission d’esprit à esprit » inaugurée en Chine par le premier patriarche du Chan).

a) Le premier ouvrage à rejeter clairement la « contemplation murale » comme indigne de Bodhidharma est le Chuan fabaoji, selon lequel:

« Dans une autre biographie [Le Xu gaosengzhuan], il est question d’une « contemplation murale » et de « quatre pratiques ». C’est sans doute là une théorie partielle et provisoire de l’époque. Ayant été recueillie par des « amateurs de vestiges », elle ne saurait constituer le point de vue ultime [de Bodhidharma] »

Même jugement chez Qisong (1007-1072), l’un des grands historiographes du Chan à l’époque des Song du Nord, qui déclare dans son Chuanfa zhengzongji:

« Le Xu[gao]sengzhuan fait des quatre pratiques et de la contemplation murale la Voie de Bodhidharma: Est-ce vrai ou faux ? » – « L’expression « Brahmin en contemplation murale  » a sans doute été en vogue chez les profanes. Cette théorie des quatre pratiques, comment pourrait-elle constituer l’essence de la Voie de Bodhidharma ? Les plus proches disciples de ce dernier furent [Hui]ke, puis Daofu et Daoyu. Ce que les adeptes du dhyana, de tous temps, se sont transmis, ce sont les paroles de Huike et de son groupe ».

b) Dans le meilleur des cas, biguan est inerprété comme une métaphore relative à un état d’esprit transcendant, antérieur à toute discrimination. Ainsi, selon Zongmi (780, 841):

« Extérieurement, mettre fin à toutes les conditions, intérieurement, tenir sa pensée exempte de tout « halètement ». Lorsque l’esprit est semblable à un mur, on accède à la Voie. »

« On compare ceci au fait de mettre fin aux conditions par la « contemplation murale ». »

Il s’agit là, à en croire Zongmi, d’un méthode de dhyana consistant à « figer l’esprit », et de ce point de vue – qui vaudra à l’école du Nord le reproche de « quiétisme » – est déjà dépassé par le Chan de l’époque (qui revendique un éveil « en situation »).

c) Une troisième interprétation réduit la contemplation murale à une variété tout à fait concrète et banale de méditation, consistant à s’assoir en face d’un mur – au sens propre du terme ( ce qui devrait alors grammaticalement parlant, s’écrire guanbi). Déjà Zhiyen (602-668), le « second » patriarche de l’école du Huayen, n’y voyait qu’une méthode parmi d’autre (dix-huit au total) réservée à des débutants. De même, selon le fondateur de l’école du Tientai, Zhiyi:

« Si la pratique de la contemplation en dhyana assis consistait simplement à concentrer son esprit sur la cloison nasale, sur l’impureté ou sur la respiration, ou encore à faire face à un mur, comment pourrait-on nommer cela la Voie. »

L’un des derniers en date, le Père Léon Wieger (1856-1933), nous présente la contemplation murale en ces termes éloquents, et en tout cas représentatifs de l’attitude des missionaires jésuites à l’égard du Chan:

« Cette contemplation, sans thème, sans procédé, non pas méthodique comme celle des Mahayanistes, mais purement intuitive, doit former l’unique occupation de l’aspirant à la perfection. C’est à cela que Bodhidharma s’appliqua sans interruption durant ses dernières années. C’est en la pratiquant qu’il mourrut. Or une pareille contemplation, ne peut être soutenue comme acte intellectuel. L’unique résultat qu’elle puisse produire, si elle est pratiquée sérieusement, c’est l’idiotie. Et s’il n’est pas pratiquée sérieusement, cette oisiveté mentale conduit fatalement à l’immoralité. »

Le Stupa de Shuangfeng

Douze anciens vénérables se réunissent près du stupa du Shuangfeng shan pour discuter le principe profond. Le stupa funéraire en question est celui de Hongren. Les aphorismes attribués à chacun des personnages cités n’ont rien de très original. La liste en elle-même est plus intéressante. On y retrouve côte à côte deux patriarches indiens, Parsva et Asvaghos, et les maîtres chinois Chao [Huichao du Wuzhen si], Foto [fondateur du Shalolin si et maître de Sengchou, le « rival » de Bodhidharma], Ke et Yu [Huike et Dao Yu, les deux disciples de Bodhidharma], Min [Zhimin], Neng [Huineng, le futur « sixième patriarche »] et Xian, Dao, Zang et Xiu [Shenxiu, le fondateur de l’école du Nord]. Il semble donc probable que les maîtres Xien, Zang, et Dao cités par le traité de Bodhidharma aient été des disciples de Hongren.

Le succès du Chan

Cette situation allait bientôt conduire, avec l’accroissement des enjeux politiques et des tensions sectaires qu’entraînaient le succès soudain du Chan au début du huitième siècle, à la controverse stérile entre partisans du « subitisme » et du « gradualisme » qui divisa durablement cette école.

Ces rivalités sectaires n’auraient eu aucune raison d’être si le Chan était resté un mouvement de contemplatifs détachés du monde. Mais, en faisant école, il avait changé profondément de nature, et ses adeptes en étaient venus à abandonner leur ascèse rigoureuse et leur existence sans feu ni lieu, pour s’organiser en communautés stables et bientôt florissantes.

La perfection de sapience

Apparemment, les Mélanges I ne font que reprendre des idées développées à perte de vue dans la littérature Mahayana, et notamment dans les textes relatifs à la Prajnaparamita ou Perfection de Sapience. On y retrouve les mêmes paradoxes sur la vacuité (sunyata) et ses corolaires: la non-naissance, la non-obtention, l’absence de caractères spécifiques qui caractérise la réalité ultime, le caractère illusoire du monde objectif, l’absence de toute Loi déterminée, de toute pratique, de tout sujet de la pratique, etc. Cette doctrine apophatique est doublée d’une discrète ontologie, dont le principe suprême est l’esprit. Le fait que ce dernier s’avère en dernière analyse vide, et puisse par conséquent se définir comme absence d’esprit, ne suffit pas à enlever toute connotation substantialiste à la terminologie utilisée. Cette tendance à hypostasier l’esprit explique pourquoi le Chan s’est vu parfois assimilé à l’idéalisme Yogacara. Dans les deux traditions, l’esprit est la source de toutes les fausses notions, qui à leur tour engendrent la « foi perceptive », la croyance en la réalité du monde extérieur.
Selon les Mélanges I, « l’esprit est comme le bois et la pierre. C’est comme si quelqu’un peignait de sa propre main des dragons et des tigres, et s’effrayait à leur vue ».

Au disciple qui lui demande d’apaiser son esprit, Huike rétorque:

« C’est comme si tu demandais à un tailleur de te couper un vêtement. Il ne pourra commencer à couper que lorsque tu lui auras fourni la soie. Sinon comment pourrait-il découper le vide pour toi ? Puisque tu ne peux pas m’apporter ton esprit, je ne sais quel esprit j’apaiserai pour toi. Je ne puis, à vrai dire, apaiser l’espace. »

L’esprit souverain

J’ai toujours admiré les anciens sages, et longuement cultivé toutes les pratiques. J’ai toujours estimé les Terres Pures [des Buddhas], et recherché les enseignements qui nous sont parvenus comme un homme assoiffé [recherche de l’eau]. Ceux qui ont réussi à rencontrer Sakya[muni] et à obtenir la Voie suprême sont des millions, et innombrables sont ceux qui ont obtenu les quatres fruits. [Jusqu’ici] je pensais vraiment que les mansions célestes étaient d’autres pays et que les enfers existaient quelque part ; j’étais persuadé qu’en obtenant le Dao et ses fruits, on changeait de forme physique. Je déroulais les sutras pour y chercher des bénédictions. Dans la plus grande confusion, je tournais en rond, entraîné par mon esprit et créant du karma. Ainsi passai-je plusieurs années, sans m’accorder le moindre repos. Enfin, je parvins à reprendre contact avec la paix profonde et soumettre les objets à l’esprit-souverain. (…)

L’illumination silencieuse, glorifier le silence

Le condisciple de Huike est passé sous silence dans la plupart des chroniques du Chan. le paradoxe de la tradition Chan est qu’elle se développa grâce à ceux de ses adeptes qui surent trouver les accents les plus éloquents pour glorifier le silence: les vrais partisans de « l’illumination silencieuse », dont Daoyu semble être le type, ont toujours eu une fâcheuse tendance à tomber dans l’oubli.

Mélanges I

La vue fausse de la vacuité

Les Buddhas parlent du dharma de la vacuité afin de détruire les vues fausses. Mais si vous vous attachez à la vacuité, les Buddhas eux-mêmes ne peuvent plus rien pour vous.
Au moment de la naissance, seule la vacuité naît; au moment de l’extinction, seule la vacuité s’éteint. En réalité, nul dharma ne naît, nul dharma ne s’éteint. Tous les dharmas sont produits par le désir, lequel n’est ni à l’intérieur ni à l’extérieur, ni entre les deux. La discrimination n’est qu’un dharma vide, mais l’homme du commun est consumé par elle. Le vrai et le faux ne sont ni à l’intérieur ni à l’extérieur, et ne résident nulle part. La discrimination n’est qu’un dharma vide, mais l’homme du commun est consumé par elle. Il en va de même de tous les dharmas.

Michael J. Puett, To become a God, Harvard University

by admin76 | janvier 19, 2008 3:03

Print this entry | Print this page

<Abstract>

It is often claimed that the worldview of early China was unproblematically monistic and that hence China had avoided the tensions between gods and humans found in the west. By treating the issue of cosmology, sacrifice and self-divinization in a historical and comparative framework that attends to the contemporary significance of specific arguments, Puett show that the basic cosmological assumptions of ancient China were the subject of far more debate than is generally thought.

</Abstract>

<Sommaire>

<Introduction/>

<Chapter 1>Anthropomorphizing the Spirits: Sacrifice and Divination in Late Bronze Age China</Chapter 1>

<Chapter 2>Gaining the Powers of Spirits: the emergence of Self-Divinization Claims in the Fourth Century</Chapter 2>

<Chapter 3>Accepting the Order of Heaven: Humanity and Divinity in Zhuangzi and Mencius</Chapter 3>

<Chapter 4>Descendants of the One: Correlative Cosmology in the Late Warring states</Chapter 4>

<Chapter 5>The Ascension of the Spirit: Liberation, Spirit Journeys, and Celestial Wanderings</Chapter 5>

<Chapter 6>A Theocracy of Spirits: Theism, Theomorphism and Alchemy in the Qin and Early Han Empires</Chapter 6>

<Chapter 7>Aligning and Orienting the Cosmos: Anthropomorphic gods and thomorphic Humans in the Huiainanzi</Chapter 7>

<Chapter 8>The Sacrifices that order the world: Divine Kingship and human kindship in the western Han</Chapter 8>

<Conclusion>Culture and History in early China</Conclusion>

</Sommaire>

<Auteur>

</Auteur>

Print this entry | Print this page


Tenzin Wangyal Rinpoche, The Tibetan Yogas of dream and sleep, Snow Lion

by admin76 | janvier 15, 2008 6:58

Print this entry | Print this page

<Abstract>

« If we cannot carry our practice into sleep, « Tenzin Wangyal Rinpoche writes, « if we lose ourselves every night, what chance do we have to be aware when death comes ? Look to your experience in dreams to know how you will fare in death. Look to your experience of sleep to discover whether or not you are truly awake. »

</Abstract>

<Sommaire>

<Preface/>

<Introduction/>

<Part One>The nature of dream</Part One>

<Chapter 1>Dream and reality</Chapter 1>

<Chapter 2>How Experience Arise</Chapter 2>

<Chapter 3>The Energy Body</Chapter 3>

<Chapter 4>Summary: How dream Arise</Chapter 4>

<Chapter 5>Images from the Mother Tantra</Chapter 5>

<Part 2>Kinds and uses of dreams</Part 2>

<Chapter 1>Three Kinds of Dreams</Chapter 1>

<Chapter 2>Uses of Dream</Chapter 2>

<Chapter 3>The discovery of Chöd Practice</Chapter 3>

<Chapter 4>Two Levels of Practice</Chapter 4>

<Part 3>The practice of dream yoga</Part 3>

<Chapter 1>Vision, Action, Dream, Death</Chapter 1>

<Chapter 2>Calm Abiding: Zhiné</Chapter 2>

<Chapter 3>The four foundational Practices</Chapter 3>

<Chapter 4>Preparation for the Night</Chapter 4>

<Chapter 5>The Main Practice</Chapter 5>

<Chapter 6>Lucidity</Chapter 6>

<Chapter 7>The Obstacles</Chapter 7>

<Chapter 8>Controlling and Respecting Dreams</Chapter 8>

<Chapter 9>Simple Practices</Chapter 9>

<Chapter 10>Integration</Chapter 10>

<Part 4>Sleep</Part 4>

<Chapter 1>Sleep and Falling Asleep<Chapter 1>

<Chapter 2>Three kinds of Sleep</Chapter 2>

<Chapter 3>Sleep practice and Dream practice</Chapter 3>

<Part 5>The practice of sleep yoga</Part 5>

<Chapter 1>The Dakini, Salgye Du Dalma</Chapter 1>

<Chapter 2>Preliminary Practice</Chapter 2>

<Chapter 3>Sleep Practice</Chapter 3>

<Chapter 4>Tiglé</Chapter 4>

<Chapter 5>Progress</Chapter 5>

<Chapter 6>Obstacles</Chapter 6>

<Chapter 7>Supportive Practices</Chapter 7>

<Chapter 8>Integration</Chapter 8>

<Chapter 9>Continuity</Chapter 9>

<Part 6>Elaborations</Part 6>

<Chapter 1>Context</Chapter 1>

<Chapter 2>Mind and Rigpa</Chapter 2>

<Chapter 3>The base Kunzhi</Chapter 3>

<Chapter 4>Knowing</Chapter 4>

<Chapter 5>Recognizing Clarity and Emptiness</Chapter 5>

<Chapter 6>Self</Chapter 6>

<Chapter 7>Paradox of the Essenceless Self</Chapter 7>

<Final words/>

<Appendix/>

</Sommaire>

<Auteur>

Tenzin Wangyal Rinpoche, a lama in the Bön tradition of Tibet, presently resides in Charlottesville, Virginia. He is the founder and director of the Ligmincha Instiute, an organization dedicated to the study and practice of the teachings of the Bön tradition. He was born in Amritsar, India, after his parents fled the chinese invasion of Tibet, and received training from both Buddhist and Bön teachers, attaining the degree of Geshe, the highest academic degree of traditional Tibetan culture. He has been in the United States since 1991 and has taught widely in Europe and America.

</Auteur>

Print this entry | Print this page

5 Comments

The aim of the practice

« The aim of the practice is to develop continuity of awareness through the night, across the period of sleeping and waking, and during the whole day. »

5-the main practice

In order to fully develop dream yoga, there are four tasks that need to be accomplished in sequence: 1) bringing awareness into the central channel 2) cultivating clear vision and experience, 3) developing power and strength so that we will not become lost, and 4) developing our wrathful aspect in order to overcome fear. these tasks correspond to the four qualities of dreams – peaceful, joyful, powerful, and wrathful – and to the four sections of the practice.

5- The main practice

Bringing awareness into the central channel

Lie in the lion posture: Men lie on their right side, women on their left. Bend the knee enough to make tthe body stable, rest the top arm along the side, and place the lower hand under the cheek. You may benefit from experimenting with using a slightly higher pillow, being careful of your neck, in order to keep the sleep lighter. Gentle the breath and relax the body. Allow the breath to be full and very quiet so that neither the inhalation nor the exhalation can be heard.
Visualize a beautiful red lotus with four petals in the throat chakra. The throat chakra is at the base of the throat, closer to where the neck meets the shoulders than to the head. in the center of the four petals, facing forward, is an upright luminous Tibetan A, clear and translucent, like crystal made of pure ligh. just as a crystal laid on red cloth reflects the color and appear red. On each of the four petal is a syllabe : RA to the front, LA to your left, SHA to the back, and SA to the right. As sleep comes, maintain a light, relaxe focus on the A.
This part of the practice is meant to bring the mind and prana into the central channel. The quality is peaceful, and as we merge with the deep red A we find peace within ourselves. The teaching says that focusing on this chakra produces gentle dreams.


Kind and Use of Dreams

Tongjung Thuchen’s dreams are good examples of dreams of clarity. (…) Through the blessings he received in dream, he woke to different dimensions of consciousness and was reconnected to the part of himself that had learned and developped in past lives. He continued growing through his dreams, receiving teachings and meeting …

The practise of Dream Yoga

A successfull dream yogi must be stable enough in presence to avoid being swept away by the wind of karmic emotions and lost in the dream. As the mind steadies, dreams become longer, less fragmented, and more easily remembered and lucidity is developed.

Developing concentration is like strengthening the muscles of the body: exercise must be done regularly and frequently. To become stronger keep pushing against your limits.
(…)
Keep the mind on the object. Do not follow the thoughts of the past or the future. Do not allow the attention to be carried away by fantasy, sound, physical sensation, or any other distraction. Just remain in the sensuality of the present moment, and with your whole strength and clarity focus the mind through the eye, on the object. Do not lose the awareness of the object even for a second. Breathe gently, and then more gently, until the sense of breathing is lost. Slowly allow yourself to enter more deeply into quiet and calm. Make certain that the body is kept relaxed; do not tense up in concentration. Neither should you allow yourself to fall into a stupor, a dullness, or a trance.
(…)
Do not think about the object, just let it be in awareness. This is an important distinction to make. Thinking about the object is not the kind of concentration we are developing. The point is just to keep the mind placed on the object, on the sense perception of the object, to undistractedly remain aware of the presence of the object. When the mind does get distracted – and it often will in the beginning -gently bring it back to the object and leave it there.

Many signs of progress can arise during the practice. As concentration strengthens and the periods of practice are extended, strange sensation arise in the body and many strange visual phenomena appear.You may find your mind doing strange things, too! That is allright. These experiences are a natural part of the development of concentration; they arise as the mind settles, so be neither disturbed by nor excited about them.

Forceful Zhiné
The first stage of practise is called « forceful » because it requires effort. The mind is easily and quickly distracted, and it may be impossible to remain focused on the object for even a minute. In the beginning, it is helpful to practice in numerous short sessions alternating with breaks. Do not let the mind wander during the break, but instead recite a mantra, or work with visualization, or work with another practice you may know, such as development of compassion. After the break, return to the fixation practice. If you are ready to practice but do not have the particular object you have been using, visualize a ball of light on your forehead and center yourself there.

Natural Zhine
As stability is developed, the second stage of practice is entered: natural zhine. In the first stage, concentration is developped by continually directing the attention to the object and developing control over the unruly mind. In the second stage, the mind is absorbed in contemplation of the object and there is no longer the need for force to hold it still. A relaxed and pleasant tranquility is established, in which the mind is quiet and thoughs arise without distracting the mind from the object. the element of the body become harmonized and the prana moves evenly and gently throughout the body. This is an appropriate time to move to fixation without an object.
Abandoning the physical object, simply fix the focus on space. It is helpful to gaze into expansive space, like the sky, but the practice can be done even in a small room by fixing on the space between your body and the wall. Remain steady and calm. Leave the body relaxed.
Rather than focusing on an imagined point in space, allow the mind, while remaining in strong presence, to be diffuse. We call this « dissolving the mind » in space, or « merging the mind with space ». It will lead to stable tranquility and the third stage of Zhiné practice.

Utlimate Zhine

Whereas in te second stage there is still some heaviness involved in the absorption in the object, the third stage is characterized by a mind that is tranquil but light, relaxed and pliable. Thoughts arise and dissolve spontaneously and without effort. The mind is integrated fully with its own movement.

in the Dzogchen tradition, this is traditionnally when the master introduces the student to the natural state of mind. Because the student has developed zhiné, the master can point to what the student has already experienced rather than describing a new state that must be attained. The explanation, which is known as the « pointing out » instruction, is meant to lead the student to recognize what is already there, to discriminate the moving mind in thought and concept from the nature of mind, which is pure, non-dual awareness. This is the ultimate stage of zhine practice, abiding in non-dual presence, rigpa itself.

Obstacles

In developing the zhine practice, there are three obstacles that must be overcome: agitation, drowsiness and laxity.

Agitation
Agitation causes the mind to jump restlessly from one thought to another and makes concentration difficult. To prevent this, calm yourself before the practice session by avoiding too much physical or mental activity. slow stretches may help to relax the body and quiet the mind. Once you are sitting, take a few deep, slow breaths. Make it a practice to focus the mind immediately when you start the pratice to avoid developing the habit of mentally wandering while sitting in meditation posture.

Drowsiness
The second obstacle is drowsiness or sleepiness, which moves into the mind like a fog, a heaviness and torpor that blunts awareness. When it does this, try to strengthen the mind’s focus on the object to penetrate the drowsiness. You may find that dorwsiness is actually a kind of movement of the mind that you can stop with strong concentration. If this does not work, take a break, stretch, and perhaps do some practice while standing.

Laxity
The third obstacle is laxity. when encountering this obstacle you may feel that your mind is calm, but in a passive, weak mental state in which the concentration has no strength. It is important to recognize this state for what it is. It can be a pleasant and relaxed experience and, if mistaken for correct meditation, may cause the practitioner to spend years mistakenly cultivating it, with no discernable change in the quality of consciousness. If your focus loses strength and you reinforce the attention and guard the stability of presence. regard the practice as something precious, which it is, and as something that will lead to the attainment of the highest realization, which it will. Strenghten the intention and automatically the wakefulness of the mind is strengthened.
Zhine practice should be done every day until the mind is quiet and stable. It is not only a preliminary practice, but is helpful at any point in the practioner’s life; even very advanced yogis practice zhiné.